Haut-Uélé : pour Lola Kisanga, la SCUF SARL est un projet à long terme

La réhabilitation de la Société des chemins de fer Uélé-Fleuve n’est pas pour aujourd’hui. En visite à Kinshasa, le gouverneur de la province du Haut Uélé, le docteur Jean-Pierre Lola Kisanga a estimé, le 11 avril, que c’est un projet à long terme, étant donné qu’il requiert de préalables. « Cette réhabilitation des voies ferrées ne peut pas être inscrite à court terme et peut-être même pas à moyen terme. Cela devra être un projet à long terme parce qu’il y a tout un arsenal de préalables qui doivent être remplis », a-t-il déclaré en ajoutant : « Il est important que l’on puisse susciter un investissement qui permettra à ce que nous puissions rentabiliser ce chemin de fer ». Le gouverneur du Haut Uélé a été on ne peut plus clair. Il a déclaré que, les chemins de fer des Uélés nécessitent un choix politique à faire et un investissement colossal parce que toutes les voies ferrées doivent être remplacées. « Nous avons aujourd’hui des écartements qui ne sont plus conformes aux normes modernes », a-t-il indiqué.  « Staley disait que la RDC ne pouvait pas tenir s’il n’avait pas de chemin de fer. C’est une réalité. Il faut prendre le chemin de fer dans un contexte global de l’ensemble d’infrastructures de communication », a-t-il souligné. Lola Kisanga dit projeter de s’entretenir avec le ministre des Transports pour aborder la question de manière sectorielle.

Reprise des activités économiques

D’après le gouverneur Lola, le café robusta dont la relance de la campagne va se faire prochainement est l’une des matières importantes qui seront transportées sur ledit chemin de fer. Il a aussi indiqué que le fer dont les études d’exploitation sont en cours, nécessite les voies ferrées pour leur évacuation. « Autour des années 70 et 80, le Haut-Uélé  contribuait à la hauteur de 7 % au budget national, au PIB. Aujourd’hui, nous sommes tombés d’abord à moins de 1%, – nous sommes en train de relever la tête avec 1,2 % », a-t-il affirmé. Nous sommes loin des paris à réaliser, reconnait-il avant de conclure : « Nous estimons que, si nous sommes bien accompagnés, nous pouvons y arriver, nous y croyons ».