RDC – Élections locales : la CENI appelée à publier un nouveau calendrier « réaliste »

Les jeunes des clubs de Congo Peace Network (CPN) appellent la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) à publier un calendrier électoral “réaliste” des élections locales, municipales et urbaines reportées depuis 2019.

Des jeunes des provinces du Nord-Kivu, de la Tshopo et du Maniema ont lancé cet appel à l’issue de leur formation de 3 jours, soit du 15 mars au 17 mars 2020, à Goma, au Nord-Kivu. Cette formation a été axée sur l’élaboration d’une stratégie efficace de plaidoyer pour l’organisation des élections locales sur toute l’étendue du pays.

Selon Wiston Mupekase, assistant au programme chargé de la justice et droits humains au CPN, l’organisation de ces élections pourra contribuer à l’amélioration de la gouvernance au niveau local.

« Les jeunes ont demandé à la CENI de proposer un nouveau calendrier parce que le calendrier actuel n’est plus d’actualité et au cours de cette année, on serait en train de finaliser les élections des maires de ville. Mais compte tenu de ce retard, en tout cas, nous avons demandé à la CENI de proposer un calendrier réaliste. On ne veut plus des nominations, il est temps d’organiser les élections municipales et urbaines », a-t-il déclaré.

Pour sa part, Jonas Sindani, un des participants à ces assises, estime que l’ »organisation de ces élections permettra aux leaders placés à la tête des ETD [Entités Teritoriales Décentralisées, Ndlr] d’avoir la légitimité émanant de la confiance du peuple ainsi que la maîtrise des réalités du milieu ».

À en croire les jeunes du CPN, les élections locales sont plus importantes pour assurer une meilleure implication de la population à la gestion de la chose publique.

En outre, elles vont, d’après eux, permettre à d’autres jeunes ambitieux de competir aux différents postes de responsabilité.

Signalons que le calendrier électoral publié par la CENI prévoyait la tenue de ces scrutins au mois de septembre 2019. Pour justifier la non-tenue de ces élections, la centrale électorale évoque le manque des moyens financiers.

Fidèle Kitsa