Covid-19 : Filimbi exige la fin immédiate des actes « xénophobes » dont sont victimes les africains en Chine

Le mouvement citoyen Filimbi alterte sur les discriminations dont les africains, dûment les congolais, en Chine principalement à Guangzhou.

Dans une lettre ouverte adressée à l’ambassadeur de la Chine en RDC, ce mouvement citoyen condamne fermement les ségrégations et stigmatisations, la mise en quarantaine forcée, expulsions, révocations sans visas et saisies des passeports des africains accusés d’être à l’origine de la persistance du Coronavirus.

A cet effet, Filimbi réclame la fin des tests, des violences et tous les autres traitements inhumains et xénophobe à l’endroit des ressortissants du continent africain en Chine.

« Nous exigeons immédiatement la fin des tests, de la quarantaine, des violences et des autres traitements inhumains infligés aux Africains de la Province de Canton en particulier et de l’ensemble de la Chine en général. Le Covid-19 ne fait pas de distinction entre les peuples : africains, asiatiques, européens ou américains, tous, nous sommes au même pied d’égalité face à cette pandémie », rapporte cette organisation dans cette lettre signée par son coordonnateur Floribert Anzuluni.

Filimbi sonne également l’alarme sur « les conséquences négatives que pourraient avoir ces actes de discrimination et de ségrégation en Afrique pour les nombreux ressortissants chinois qui y vivent au cas où cette situation persisterait ».

Lors de sa rencontre le 17 avril avec la commission des relations extérieures du Sénat, l’ambassadeur de la Chine en RDC, Zhu Jing, avait indiqué que des mesures coercitives étaient en train d’être prises à l’encontre des responsables des incidents malheureux vis-à-vis des africains.

Corneille Lubaki