RDC – Mise en œuvre du Plan d’action de Beijing : Le gouvernement appelé à favoriser le monitorat de la jeune adolescente

A l’initiative du Forum pour les droits des jeunes et enfants (FODJEC), des femmes de la société civile et d’autres organisations ont évalué, mercredi 22 juillet à Kinshasa, la mise en œuvre de la déclaration et du Plan d’action Beijing.

Adopté il y a 25 ans, soit en 1995, aux termes d’une conférence qui a réuni à Beijing, en Chine, des délégués de 189 pays autour de la situation des femmes dans le monde, ce programme a notamment pour objectif « de renforcer le pouvoir des femmes aux niveaux social, économique et politique », de promouvoir leur indépendance économique, de leur assurer l’égalité d’accès à l’éducation et aux soins de santé et de leur apporter une meilleure protection contre les violences croissantes.

Au cours de cette journée à laquelle ont pris part la ministre du genre et sa collègue en charge des personnes vivant avec handicap, ces femmes de la RDC ont réfléchi sur leur sort en rapport ce plan d’action de Beijing.

« Il y a déjà des avancées dans le cadre légal par rapport aux droits de la femme en RDC. Le défis à relever reste l’application. C’est pour cela que nous menons des plaidoyers », a fait savoir Annie Bambe présidente du FODJEC et de la coalition 25+ RDC.

Plusieurs recommandations ont été, à cet effet, formulées à l’endroit du gouvernement, pour la mise en œuvre de ce programme adopté depuis 1995. Il s’agit notamment de « mettre un accent particulier sur le monitorat de la jeune adolescente en vue de perpétuer la lutte pour l’autonomisation de la femme et l’égalité des sexes afin de faire du concept génération d’égalité, une réalité en RDC ».

À l’occasion de la 75è session de l’Assemblée générale des Nations-Unies en septembre 2020, les chefs d’État et des gouvernements célébreront les 25 ans de la déclaration et du plan d’action de Beijing. La coalition Beijing 25+ en RDC attend, de ce fait, y soumettre son cahier de charge avec des priorités pour l’avancement de l’agenda de la femme en RDC.

Jael Moloway