RDC – Assemblée nationale : Les groupes parlementaires du FCC disent non à un « dialogue » sur le processus électoral

Dans une déclaration commune ce mardi 4 août 2020, les présidents des groupes parlementaires du Front Commun pour le Congo (FCC) à l’Assemblée nationale dénoncent et condamnent la démarche initiée par certains acteurs politiques et de la société civile visant, selon cette plateforme, l’organisation d’un prétendu dialogue sur le processus électoral.

« Dénonçons et condamnons la démarche malicieuse orchestrée par certains acteurs politiques et de la société civile sous l’influence des officines extérieures que nous connaissons, tendant à déstabiliser la République sous couvert d’un prétendu dialogue autour de la matière électorale qui relève pourtant de la compétence des institutions légalement établies », rapporte ladite déclaration lue par Didier Manara, porte-parole.

Par contre, ils demandent au bureau de la chambre basse du Parlement de poursuivre avec sa mission de facilitation dans le processus de la désignation de nouveaux membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

« Nous appellons le bureau de l’Assemblée nationale à poursuivre sa mission de facilation aux parties prenantes devant désigner leurs membres à la CENI, conformément à l’article 10 de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la CENI afin qu’à la session ordinaire de septembre, que l’Assemblée nationale procède à l’entérinement des membres de cette institution d’appui à la démocratie », ajoutent les présidents des groupes parlementaires du FCC.

En outre, ils appellent le président de la République Félix Antoine Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila Kabange à conjuguer « inlassablement » leurs efforts pour la sauvegarde de la paix et la cohésion nationale et du bien-être de la population congolaise dans le respect de la constitution et des lois de la République.

Il sied de rappeler que des personnalités politiques et de la société civile ont constitué un groupe pour mener des consultations auprès des partis politiques et organisations de la société civile, en vue de trouver un consensus autour des réformes électorales pour des élections apaisées en 2023. Il s’agit, notamment de Delly Sessanga, Claudel Lubaya, Juvenal Munobo, Thomas Lokondo et les autres.

Jaël Moloway