« Lualaba bashing : Le mensonge comme arme usitée par ceux qui sont censés défendre les droits humains ? », (Tribune)

LE LUALABA ENCORE ET TOUJOURS DANS LA LIGNE DE MIRE

Les réseaux sociaux, encore eux, sont prisés par les détracteurs du LUALABA et – curieusement – la liste de ces pourfendeurs ne cesse de croitre afin de torpiller les jalons de développement qui surprennent plus d’un observateur lucide.

Dans leurs rangs, cette fois, l’on y trouve des chantres du respect des droits humains qui, pour des motivations inavouées, s’adonnent à peindre injustement et de manière légère, l’image de cette jeune province voire de son leadership. Le récent cas est celui des tweets du Président – ad vitam … – d’une Organisation de défense des droits humains qui s’attaquent au LUALABA en ces termes :

  1. « Celui qui veut lutter contre la corruption et la fraude à ciel ouvert, je lui demande d’aller dans le Lualaba. S’il arrive la bas et qu’il résiste, ce que c’est un vrai patriote. Quelle est la raison qui fait que toutes les autorités aiment aller à Kolwezi ? » [sic].
  2. « …Selon les informations fournies par ceux qui travaillent dans le secteur minier au Lualaba, le tronçon Kolwezi – Dilolo, route en terre, est la ligne qui favorise la fraude minière. Même les minerais sensibles passeraient par là. Il faut renforcer la sécurité. » [sic]

Aussi curieux que cela puisse paraitre, dans ces tweets, aucune preuve n’est donnée pour étayer ces supputations car s’agissant des visites des Autorités au Lualaba, elles sont libres de venir en mission et le Lualaba est un bon élève dans la matérialisation de la décentralisation mais également a des atouts et une vision de développement qui lui valent sa place de Province pilote. Lier la corruption et la fraude à ciel ouvert à la Province, n’est que mauvaise foi et une calomnie de mauvais gout de la part de celui qui est passé pour maitre investigateur, s’il se résout à supputer carrément ! Pourquoi ne viendrait-il donc pas lui-même voir le Lualaba et vivre ?

Mais ce qui nous étonne davantage, c’est l’acharnement avec lequel il parle de la fraude minière par la voie de Dilolo et que même les minerais sensibles « passeraient » par là. Il faut renforcer la sécurité.
Comment quelqu’un qui est membre de l’ITIE et conversant avec le secteur minier peut-il oublier que la dans la cartographie géopolitique et commerciale des minerais de cuivre et de cobalt du Lualaba, le marché est asiatique et qu’en conséquence, la route utilisée pour les exportations est Kasumbalesa -Dar-es salam, Durban ou Walvis bay et non Lobito qui mène vers l’occident?
Bien plus, comment un intervenant important du secteur peut-il oublier que tous les services attitrés repris dans le manuel portant sur les procédures de traçabilité des produits miniers marchands de l’extraction jusqu’à l’exportation, sont présents au LUALABA et sont censés appliquer les principes et critères de l’ITIE ainsi que les lignes directrices du Guide de l’OCDE sur le Devoir de Diligence pour des chaines d’approvisionnement responsables en minerais. A ce titre, ils procèdent et/ou assistent, dans le respect de leurs prérogatives, notamment aux opérations de traçabilité́ de flux matières, de prélèvement d’échantillons, d’analyses, de contrôle de la radioactivité́, de pesage, de scellage, de certification et de chargement préalables à l’exportation ou à la vente locale des produits miniers marchands, au recouvrement des droits, taxes et redevances dus à l’État et à ses Services.
De ce fait, cette insinuation faite – car c’est le cas de par l’usage du subjonctif en écrivant ceci que « les minerais sensibles passeraient par-là », est purement honteuse et tintée d’une intention de nuire. Veuillez apporter la preuve, Cher Monsieur.

Ce n’est pas normal de s’acharner autant sur une Province, ça cache quelque chose d’obscure qui nous inquiète et qui nous fait penser au « bashing ». En anglais le verbe « bash » veut dire frapper, cogner. Le bashing, c’est donc se défouler en critiquant, insultant, colportant des rumeurs et mensonges sur quelqu’un, un groupe ou quelque chose. Une personne, une entité peut devenir alors la cible de la haine d’un groupe entier. Les nouvelles technologies et les réseaux sociaux facilitent ce phénomène.

Ca devient inquiétant quand ce bashing appelé aussi « lynchage » se fait avec acharnement, et que les critiques ou infos ne sont pas argumentées ou démontrées… l’on devient tout simplement un « bouc émissaire ».

Au finish, les fruits de l’arbre Lualaba font que l’on y jette encore des pierres !

Salut et sans rancune !

Joseph YAV