RDC-Destitution de Tshisekedi : « Ce n’est pas parce que Fayulu a été candidat malheureux qu’il ne peut rien dire s’il y a violation de la constitution » (F. Kambere/PPRD)

Dans une interview accordée ce jeudi 3 septembre à Actu30.cd, Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), a rejeté les allégations d’Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), selon lesquelles le Front Commun pour le Congo (FCC) est derrière la démarche de maître Théodore Ngoy et Martin Fayulu visant la destitution de Félix Tshisekedi pour « haute trahison ».

Selon Ferdinand Kambere, parler de l’instrumentalisation de Martin Fayulu par le FCC est une blague de mauvais goût.

« Ces accusations sont fausses pour dire que c’est le FCC qui instrumentalise Fayulu. Hier, Martin Fayulu était avec eux, ils ont harcelé notre régime dans un combat, ne touche pas à ma constitution. Ils ont organisé des marches avec l’église catholique pour faire respecter la constitution. Aujourd’hui, Martin Fayulu refait la même chanson, ça devient de l’instrumentalisation du FCC ? C’est une blague de mauvais goût. Ce n’est pas parce qu’il a été candidat malheureux, parce que Félix Tshisekedi est notre président, qu’il ne peut rien dire s’il y’a violation de la constitution », a-t-il déclaré.

Ce cadre du PPRD a, par ailleurs, souligné que le FCC soutient toujours les institutions du pays en commençant par la présidence de la République.

« En tant qu’alliés, nous nous portons toujours l’idée ou l’orientation de l’autorité morale du FCC qui nous demande de soutenir la coalition, de soutenir les institutions et notre jeune démocratie. Nous n’attendons pas encore naviguer dans les zones des turbulences. Voilà pourquoi on soutient toutes les institutions, en commençant par l’institution président de la République », a-t-il précisé.

Le secrétaire permanent adjoint PPRD a, à cet effet, appelé au respect de la constitution, car « nul n’est au dessus de la loi ».

Jaël Moloway