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Bukanga Lonzo : Voici 8 insuffisances du rapport de l’IGF et 9 points de la conclusion de Matata Ponyo sur ce dossier

Depuis un temps au centre des polémiques sur l’échec du projet de Parc agro industriel de Bukanga Lonzo (PAIBL), le sénateur Augustin Matata Ponyo Mapon a, devant la presse ce vendredi 12 février, dit sa râtelée sur le rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) rendu public en novembre 2020, le citant comme responsable intellectuel du débâcle de Bukanga Lonzo.

Ancien premier ministre de la RDC, de 2012 à 2016, Augustin Matata Ponyo a point par point, énuméré ce qu’il considère comme insuffisances informatives et techniques contenues dans la note de l’IGF, conclusion de son audit sur le projet Bukanga Lonzo.

  1. Le fait pour l’IGF d’affirmer qu’il n’existe pas d’étude de faisabilité sur le PAIBL est étonnant car Bukanga Lonzo, a-t-il déclaré, a bénéficié d’une série d’études dont l’objectif était de garantir son succès, parmi lesquelles l’analyse topographique, agronomique, architecturale, du marché et financier, l’analyse détaillée du sol, etc.
  2. S’agissant du non-respect des procédures relatives à la passation des marchés publics évoqué par l’IGF, Matata Ponyo souligne que le principe de gré-à-gré était justifiable. Aussi, ajoute-t-il, AFRICOM était jugé partenaire compétent dans le cadre de ce projet, et ce, après une mission de vérification des délégués du gouvernement.
  3. La conclusion de l’IGF le qualifiant de responsable intellectuel de la débâcle de Bukanga Lonzo, est totalement politique et déconnectée de la réalité.
  4. Matata Ponyo va à contre-courant d’une autre affirmation selon laquelle il intervenait tout au long du cycle de vie du projet, à travers son bureau qui était le centre de gestion et d’engagement de toutes les dépenses du projet. « Sur base de quels matériels l’IGF se permet de qualifier le bureau du Premier Ministre honoraire du centre de gestion et d’engagement de toutes les dépenses du projet ? Les paiements n’étaient pas ordonnés à partir de la Primature. Le
    Premier Ministre ne signait pas de lettres pour ordonner ou exiger des paiements. Sauf pour quelques cas », a-t-il signalé.
  5. Pour l’ancien premier ministre, l’usage des mots « Débâcle de Bukanga Lonzo » donne l’impression d’une mise en scène théâtrale imaginée.
  6. Utilisation d’une société-ecran pour se faire rémunérer indûment. À ceci, Augustin Matata Ponyo note que s’il y a un compte secret, il appartient à l’IGF de donner les éléments d’information entre autres sur qui a ouvert ce compte, qui en était le propriétaire, etc.
  7. Surfacturation dans la mise en œuvre du projet. Le premier ministre s’interroge à cet effet sur sa responsabilité ou de la Primature qui n’était nullement impliquée dans la gestion quotidienne du projet.
  8. Les ministres ont été préalablement informés du dossier qu’ils ont examiné et lu avant de signer, a réagi l’actuel sénateur élu du Maniema à l’affirmation de l’IGF selon laquelle le ministre de l’industrie et celui des affaires foncières représentant le ministre de l’agriculture et développement rural ont indiqué qu’ils ont été appelés à signer la convention sans en connaître les tenants et les aboutissants.

De ce fait, Augustin Matata Ponyo a fait  conclusions établies en 9 points et à travers lesquels il rejette notamment les accusations de détournement à son encontre et promet de saisir la justice contre l’Inspection générale des finances (IGF).

Ci-joint les 9 points de la conclusion d’Augustin Matata Ponyo.

Corneille Lubaki

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