Conflit de Bakwakenge : Des ressortissants de Mweka ont manifesté à Kinshasa pour dénoncer le « silence inquiétant » des autorités

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Des ressortissants de Mweka de la province du Kasaï, vivant à Kinshasa, ont organisé ce mardi 6 avril 2021, un sit-in devant la Cité de l’Union Africaine dans la commune de Ngaliema, pour dénoncer le « silence inquiétant » des autorités congolaises sur les massacres perpétrés dans le village de Bakwakenge la nuit du 28 au 29 mars 2021.

Cette délégation conduite par le député provincial du Kasaï, Jean Calvin Minga Shanga, récuse énergétiquement la politique de la terre brûlée par la politisation des résolutions du forum de Kananga sur la paix et la réconciliation entre les peuples Lulua et Kuba, par le ministre de l’Intérieur. Selon ce député, ces résolutions n’ont jamais été transmises au Conseil des ministres.

« Exigeons également du gouvernement de mettre en œuvre les recommandations issues du forum de la paix et de la réconciliation entre les populations frontalières de Benabilomba dans le territoire de Ndemba et Bakwakenge dans le territoire de Mweka, organisé à Kananga par le ministère de l’Intérieur en date du 9 au 11
octobre 2020″, a indiqué le député national qui a lu le mémorandum.

Cette délégation propose aux autorités congolaises de déployer les forces de sécurité dans cette partie du pays en vue de mettre fin à ces attrocités.

« Que les forces de sécurité soient déployées en urgence afin de démanteler ces inciviques jusqu’à leur dernier retranchement. Demandons au gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger et sécuriser la population en déployant les forces de sécurité dans la localité de Bakwakenge », ont recommandé ces ressortissants de Mweka.

À cet effet, ils ont exigé du gouvernement l’ouverture d’un procès public à Bakwakenge afin de juger toute personne citée, impliquée de près ou de loin dans ces massacres afin que les coupables soient punis sévèrement.

Des ressortissants de Mweka ont signalé au gouvernement que si les dispositions nécessaires ne sont pas prises pour empêcher les massacres de Bakwakenge, la population de Mweka se prendra en charge.

Pour rappel, les attaques dans la localité de Bakwakenge de la nuit du 28 au 29 mars dernier ont causé plusieurs dégâts, mais aussi des morts, plusieurs blessés, plus de 150 maisons détruites et plus de 3000 déplacés.

Winnie Imana