Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a, en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine, ouvert ce dimanche 3 avril 2021 à Fleuve Congo Hôtel, la réunion interministérielle de Kinshasa sur les négociations tripartites au sujet du grand barrage éthiopien de la Renaissance.
La cérémonie d’ouverture a eu lieu en présence notamment des présidents de deux chambres du Parlement et du panel qui accompagne la présidence de la RDC à l’Union africaine avec à sa tête le professeur Ntumba Lwamba.
Félix Tshisekedi estime que la décennie de négociations entre le Soudan, l’Égypte et l’Éthiopie au sujet du barrage éthiopien lancée en 2011 a servi pour poser les bases.

« La décennie des rencontres et des négociations n’a pas été une décennie perdue. Bien au contraire, elle a servi à débrayer le terrain à mieux cerner et comprendre nos préoccupations, appréhensions et ententes respectives. Mais il se pose à nous le défi de travailler en harmonie pour harmoniser notamment les vues sur la nature de l’instrument dans lequel seront consignés les futurs arrangements à convenir », a dit Félix Tshisekedi.
Pour le président en exercice de l’Union africaine, les assises de Kinshasa sont « un pas décisif ».

« La poursuite des négociations tripartites de Kinshasa peut-être considérée comme une étape importante, un événement majeur, un pas décisif, mais elle constituera véritablement un tournant capital que par le contenu que tous ensemble, nous lui donnerons, si nous sommes animés par la détermination et le courage de surmonter les obstacles », a-t-il souligné.
Félix Tshisekedi souhaite que cette rencontre de Kinshasa permette aussi d’examiner et de proposer des solutions aux questions techniques et juridiques en suspens en vue de parvenir, selon une feuille de route et un calendrier à convenir, à un règlement complet et définitif de la question et d’ouvrir une nouvelle page de coopération dans l’histoire de l’Éthiopie, le Soudan et l’Égypte, des pays indispensables à la consolidation de la paix dans tout le continent.

Pour rappel, le barrage de la Renaissance construit par l’Éthiopie sur le fleuve Nil est appelé à devenir le plus grand barrage hydroélectrique en Afrique. Le Soudan et l’Egypte situés en aval de ce barrage s’y opposent au risque que ce barrage pourrait restreindre leurs ressources hydrauliques d’autant plus que l’Égypte dépend à plus de 90 % du nil en termes d’eau.
Le coût global des travaux du barrage de la Renaissance est estimé à 4 milliards de dollars américains, pour une capacité de 74 milliards de mètres cube d’eau. Sa hauteur est de 145 mètres.
Rachel Kitsita








