Kasaï Central : Le commandant de la 2ème zone de défense de l’armée à Kananga pour évaluer la situation sécuritaire

Le commandant de la deuxième zone de défense des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), le lieutenant général, Pacifique Musanzu séjourne depuis ce vendredi 16 avril 2021, à Kananga au Kasaï Centra, pour une mission d’inspection des troupes dans la zone.

D’après le service de communication du gouvernorat de province, le lieutenant général Pacifique Musanzu a été reçu en audience par le gouverneur intérimaire du Kasaï Central avec qui ils ont échangé sur la situation sécuritaire qui prévaut en province et dans la région.

Dans leurs échanges, ils ont également évoqué la situation sécuritaire dans la région, caractérisée notamment par un conflit des limites, à Bakwakenge, qui oppose les territoires de Demba au Kasaï-Central, à celui de Mweka au Kasaï.

D’où l’implication de l’armée dans le rétablissement de l’autorité de l’État dans cette partie du pays.

« Nous sommes ici pour palper du doigt concernant la situation sécuritaire de notre zone d’intervention. Ce qui va nous permettre d’étudier ensemble avec les autorités politiques, administratives et militaires afin de trouver une solution durable. Nous sommes là pour contribuer afin de rétablir l’autorité de l’État. Et ce c’est ce que nous allons faire », a-t-il déclaré à la presse du gouvernorat.

La situation sécuritaire dans la localité de Bakuakenge disputée entre les provinces du Kasaï et Kasaï Central a dégénéré au cours du mois de mars dernier où les affrontements communautaires sanglants ont fait une dizaine de morts, plusieurs blessés et des déplacés.

Il faut signaler qu’au mois d’octobre 2021, une conférence sur la paix a été organisée à Kananga par le ministère de l’Intérieur pour résoudre cette situation.

Dans une interview accordée à Actu30.cd, il y a peu, le député national élu de Demba au Kasaï Central, Dominique Lukono Sowa avait lors de ses nouveaux affrontements, attribué la responsabilité au ministère de l’Intérieur qui, d’après lui, n’a pas exécuté les recommandations issues de cette conférence, notamment celle de diligenter une enquête sur le terrain pour mettre la main sur les auteurs de ces troubles.

Mwambilayi/ Kananga

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