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CENI : « Ce n’est pas parce qu’on est président de la République qu’il faut composer seul. Kabila n’a jamais fait ça » (PPRD F. Kambere)

Dans une interview accordée à Actu30.cd, ce mercredi 25 août 2021, le secrétaire permanent adjoint du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), Ferdinand Kambere, a insisté sur le consensus autour de la désignation des membres du prochain bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour la crédibilité des élections de 2023.

Selon lui, les tensions qui existent autour de la désignation des membres de la centrale électorale se justifient par le fait que l’Union sacrée de la Nation cherche à imposer son candidat.

« Le monsieur qu’ils sont en train de soutenir n’est pas malheureusement une personne indépendante. Il est soutenu par une famille politique bien connue et c’est eux qui sont dans les médias pour soutenir n’importe quoi et avec ça personne n’acceptera d’aller aux élections organisées par une CENI qui n’est pas consensuelle. », a-t-il déclaré.

D’après le secrétaire permanent adjoint du PPRD, il est question de la crédibilité des élections.

« Nous, nous parlons ici de la crédibilité des élections et la légitimité de ceux qui sortiront de ces élections là. Si hier, on a contesté les résultats, maintenant nous voulons une CENI qui rassure tout le monde. Eux, ils veulent une CENI aux ordres. », a-t-il expliqué.

À en croire Ferdinand Kambere, la CENI de l’époque de Joseph Kabila était indépendante.

« La CENI était indépendante. Eux, ils trouvaient toujours des justifications pour dire qu’on trichait. C’est pourquoi le défi à faire, c’est d’améliorer le processus au fur et à mesure. Maintenant que nous sommes en train d’améliorer pour que la CENI de 2023 soit celle qui sera différente de 2006, 2011, 2018. Ce n’est pas parce qu’on est président de la République qu’il faut composer seul. Kabila n’a jamais fait ça. Pourquoi aujourd’hui, ils sont au pouvoir, ils veulent tout contrôler ? Surtout, nous imposer un nom, même pas faire un semblant d’accepter le débat ou les négociations. », a-t-il ajouté.

Au regard du manque de consensus entre les chefs des confessions religieuses sur la désignation du successeur de Corneille Nangaa, Ferdinand Kambere a dit avoir donné raison à la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et l’Eglise du Christ au Congo (ECC) pour avoir décrié la pression qu’elles auraient subi lors de la désignation du président de la CENI.

Jaël Moloway

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