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Kasaï : Les autorités sanitaires accusées de détournement de l’aide du gouvernement central destinée aux victimes de la pollution

Des réactions ne cessent de se multiplier depuis le lancement de la distribution des vivres et non vivres, aide du gouvernement central aux populations victimes de la pollution des eaux des rivières Kasaï et Tshikapa.

Les populations du secteur de Lovua Lushiku, en territoire de Tshikapa, dénoncent une désorientation de cette aide par les responsables des aires de santé, auprès de qui l’aide a été confiée pour la distribution aux victimes.

D’après certaines personnes se qualifiant victimes et qui se sont confiées à Actu30.cd, la population identifiée comme sinistrée ne bénéficie de rien. Tout se fait entre infirmiers et leurs membres de famille, en suite ces produits se vendent sur le marché.

« Les vivres et non vivres envoyés pour venir en aide aux villages riverains sont devenus une marchandise à vendre, cas d’un centre de santé Matshibola…C’est regrétable pour les Kasaïens, on vend la nourriture à ciel ouvert. Nous sommes allés demander on ne nous a rien donné. Par contre, on retrouve cette aide sur le marché », a dénoncé Kutshili Mourinho, enseignant à l’école primaire de Matshibolo.

Le responsable de l’aire de santé où est située cette structure de santé ne reconnait pas les faits. Il fait savoir néanmoins que la distribution se fait en suivant certains critères.

« C’est-à-dire, il y a une liste des victimes identifiées, on doit donner en se référant à cette liste. La population veut être tout de suite servie comme si elle était toute victime. Nous aussi, nous sommes victimes, ça n’empêche pas que l’on prenne un bidon d’huile comme toutes les victimes », a fait savoir Castro Katshingu, responsable de l’aire de santé de Matshibolo.

Pour rappel, le gouvernement central avait envoyé aux populations sinistrées de la pollution des eaux des rivières Kasaï et Tshikapa une cargaison de 40 tonnes de vivres. Mais cette aide rencontre des difficultés dans sa distribution aux personnes destinées. Ce sont les aires de santé et certains membres du gouvernement provincial qui s’en accaparent au détriment de la population, d’après certaines victimes de cette pollution des rivières Kasaï et Tshikapa.

Janderson Nyembue depuis Tshikapa

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