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EPST : « La grève est un droit, mais elle doit respecter la procédure. Sinon, elle devient illégale et sauvage » (Tony Mwaba)

A son arrivée, ce lundi 11 octobre 2021 au ministère de l’Enseignement primaire secondaire et technique (EPST), le ministre de tutelle a été surpris de rencontrer une délégation des enseignants venus lui témoigner leur soutien pour ses efforts dans la pérennisation de la gratuité, l’amélioration des conditions sociales des enseignants et le redressement du sous-secteur de l’EPST.

Ces professionnels de la craie saluent toutes les actions déjà menées par le professeur Tony Mwaba Kazadi, notamment la prise en charge des nouvelles unités pour la maternelle, l’augmentation des frais de fonctionnement des écoles publiques, l’installation de la Mutuelle de santé des enseignants (MESP) au Kasaï Oriental (Mbuji-mayi), la paie à moitié de la prime de brousse, la campagne « Pas d’école sans bancs » en passant par la mise à la retraite honorable des enseignants en fin de carrière ainsi que l’obtention du financement innovant de la gratuité de l’enseignement de base au sommet mondial de l’éducation en Italie.

Ces enseignants appellent les politiciens à ne pas politiser la grève des enseignants et demandent aux grévistes de regagner leurs lieux de travail.

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« Oui, à la rencontre et au dialogue avec les partenaires éducatifs. Quant aux enseignants dont les revendications sont fondées, nous leur demandons d’être dans les salles de classes et d’encadrer les enfants. Nous profitons pour dire aux politiciens que cette affaire ne peut pas être politisée, car ça  concerne les enseignants. Nous attendons du gouvernement un résultat palpable qui va impacter la vie des enseignants », a déclaré Iyosa Boniface, chef de la délégation de ces enseignants. 

De son côté, le ministre de l’EPST a remercié ces enseignants pour le soutien tout en insistant sur la procédure qui mène vers la grève et qui n’a pas été respectée par les syndicats catholiques. 

« Je n’ai pas reçu un cahier des charges des catholiques. J’ai plutôt reçu un cahier des charges de l’Intersyndicale. Si il y a un mouvement des révendications qui doit aboutir à la grève, cela doit passer par l’Intersyndicale. Je reconnais que la grève est un droit, mais elle doit respecter la procédure. Sinon, elle devient illégale et sauvage. Au moment où nous parlons aucune grève ne peut être justifiée. », a fait savoir le ministre Tony Mwaba.

Le patron de l’EPST a, en outre, fustigé le fait qu’il y a certaines personnes qui appellent à la grève alors qu’ils ne sont pas enseignants ni syndicalistes, juste pour saboter la gratuité.

« Je constate que ceux qui mobilisent les enseignants à aller en grève ne sont même pas enseignants. Il y a même des personnes qui sont révoqués de l’EPST. Vous devez faire attention à la manipulation. Le vrai problème, c’est le combat contre la gratuité », a martelé le ministre de l’EPST.

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En ce qui concerne les grévistes, le ministre de l’EPST rappelle qu’il est inadmissible au moment où la commission paritaire n’a pas encore terminé son travail qu’un groupe de syndicalistes aillent en grève.

« Un partenaire ne peut  pas abandonner les négociations pour aller en grève. Je sais que les enseignants sont devenus méfiants parce qu’il y a eu beaucoup d’engagements qui n’ont pas été tenus. », a reconnu le ministre de tutelle.

Et pour matérialiser son souci de trouver une solution aux revendications légitimes  des enseignants, Tony Mwaba va s’entretenir, ce lundi, avec les  coordonnateurs des écoles conventionnées et les leaders syndicaux.

Avec les coordonnateurs des écoles conventionnées catholiques, le professeur Tony Mwaba entend obtenir la signature d’un protocole d’accord.

Rachel Kitsita

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