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RDC – JIF 2022 : « Le mois de la femme, ce n’est pas porter les pagnes, boire ou jubiler mais de la lutte et de la prise de conscience » (Députée Muzinga Maltide)

« L’autonomisation de la femme et de la jeune fille dans le contexte de la lutte contre le changement climatique et la réduction des risques de catastrophes » est le thème choisi pour célébrer le mois de la femme en République démocratique du Congo.

Et le 8 mars, journée internationale de la femme, donne l’occasion à la société, notamment aux associations, ONG et autres structures qui militent pour les droits des femmes de conscientiser celle-ci sur son rôle dans le développement de la société.

Cependant, contrairement à la logique de cette célébration du 08 mars, à Kinshasa, en RD Congo, certaines femmes se livrent dans la débauche et autres pratiques qui déshonorent ce combat.

Dans une interview accordée à Actu30.cd lundi 14 mars dernier, la députée provinciale Maltide Muzinga a interpelé la femme à ne pas considérer le 08 mars comme une journée de fête, mais plutôt une journée de prise de conscience.

« Le mois de mars en général et le 08 mars en particulier, ce n’est pas porter les pagnes, boire ou de jubiler seulement et ce n’est pas une fête (…) mais de la lutte et de la prise de conscience. La femme ne doit plus attendre qu’on lui donne quelque chose, elle doit se prendre en charge », a-t-elle déclaré dans un ton ferme.

Et pour assurer son autonomie comme le veut le thème de l’année, la femme doit travailler dur quel que soit son domaine, a insisté l’élue du territoire de Kenge, dans le Kwango.

« Les femmes de la RDC sont autonomes, mais cette autonomie n’a pas encore atteint le niveau maximum. Pour atteindre les 50%, chaque femme, dans son domaine respectif, doit travailler comme son partenaire homme pour assurer son autonomisation. Cette autonomisation ne doit pas être comme un slogan, elle doit se traduire en acte », a dit Maltide Muzinga.

Selon l’élue de Kenge, les questions de l’autonomisation des femmes et de l’égalité des sexes ne sont pas le combat de la femme qui évolue dans le sphère politique ou dans les instances de prise de décision. C’est le combat de toutes les femmes, a-t-elle souligné, notamment de la femme maraîchère et de la ménagère

Au regard des défis auxquels font face les femmes en RDC, Maltide Muzinga a plaidé pour un traitement égale, notamment dans le cadre de la rémunération entre homme et femme conformément à l’article 11 de la constitution qui stipule que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ».

« Selon la loi, l’homme tout comme la femme, tous, ont droit à un traitement égale et cela doit être le cas pour les femmes travailleuses dans différents secteurs de la vie et elles ont droits à une même rémunération de que son partenaire l’homme », a martelé l’élue de Kenge.

Femme députée mais aussi entrepreneure dans le domaine de l’agriculture, Maltide Muzinga a aussi encouragé la femme à continuer à exceller afin de porter haut le combat de la femme. Mariée et mère de 3 enfants, mais également licenciée de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) et avocate au barreau de Kwango, Maltide Muzinga est co-fondatrice du parti politique Alliance pour la Bonne Gouvernance. Elle fut enseignante, commissaire spéciale dans le Kwango, ministre provinciale de la Fonction publique, du genre et de l’emploi de la même province.

Elysée Mafu

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