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RDC : pour les 4 leaders de l’opposition, l’examen du projet de loi sur la répartition des sièges rentre dans la voie de la mise en œuvre « d’une fraude électorale »

Les opposants Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga ont signé un nouveau communiqué ce lundi 29 mai à travers lequel ils fustigent l’examen par l’Assemblée nationale du projet de loi sur la répartition des sièges.

Ces acteurs politiques accusent l’actuel régime d’user de forcing, sans tenir compte des revendications de l’opposition, afin d’orchestrer la fraude électorale.

« L’obstination du régime Tshisekedi de présenter la loi sur la répartition des sièges sur la base de ce fichier corrompu sans audit par un tiers de confiance est une escalade dans la voie de la mise en œuvre du plan de fraude. Cette entreprise funeste vide le pacte républicain de Sun-City de toute sa substance« , déclarent-ils.

Et de poursuivre : « la CENI a ainsi démontré à la face du monde qu’elle n’a qu’une seule mission, à savoir organiser la fraude électorale en faveur M. Félix Tshisekedi et lui donner, tout aussi frauduleusement une majorité parlementaire en décembre 2023« .

Ils réclament la prise en compte de certains préalables pour que le processus électoral soit plus inclusif. Il s’agit de :

  1. Procéder à la confection d’un fichier électoral fiable audité par un cabinet international dont l’expertise en la matière et l’indépendance sont avérées. Ce cabinet doit être recruté au terme d’une procédure claire, régulière et sans aucun privilège et conflit d’intérét,
  2. Restructurer la CENI, en respectant le droit des parties prenantes à désigne librement leurs représentants:
  3. Recomposer la Cour constitutionnelle dans le respect de la loi, en lui assurant toute son indépendance.

« Avec la volonté politique d’éviter le chaos au pays, ces correctifs peuvent être apportés au processus électoral sans aucun incident sur le calendrier des élections. Sans ces correctifs, il est difficile d’avoir des élections crédibles », notent-ils.

Augustin Matata, Moïse Katumbi, Martin Fayulu et Delly Sesanga exhortent également les pères des Églises, en tant que leaders de la conscience nationale, à ne pas accompagner la CENI ce processus.

Corneille Lubaki

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