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Répression de la marche de l’opposition : « C’est inconcevable que Félix Tshisekedi envoie des milices pour attaquer l’opposition » (Franck Diongo)

Au cours d’une conférence de presse tenue, ce dimanche 21 mai 2023, à Kinshasa, en RD Congo, Franck Diongo, président du parti politique Mouvement lumumbiste progressiste (MLP), a dénoncé ce qu’il qualifie d’utilisation abusive et disproportionnée des éléments de la Police mais aussi l’agression de ses militants par la Force du progrès, une structure de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), lors de la marche de l’opposition du samedi dernier.

Pour ce leader de l’opposition, il est inconcevable que le fils d’Étienne Tshisekedi puisse entretenir une milice pour attaquer l’opposition.

« Félix Tshisekedi, c’est le fils biologique d’Étienne Tshisekedi, c’est son père qui nous a appris à marcher, aujourd’hui il est au pouvoir, son parti entretient une milice en son sein. Hier, ces miliciens ont agressé nos militants avec des manchettes au niveau de Limete (une des communes de Kinshasa, ndlr). C’est inconcevable que notre frère de l’opposition, aujourd’hui au pouvoir, envoie des milices pour attaquer l’opposition. Ça, c’est enterrer son père pour la deuxième fois, c’est une régression de la démocratie », a-t-il déclaré.

Pour Franck Diongo, le président de la République doit en urgence dissoudre la Force du progrès pour éviter le pire dans les prochains jours.

Le président du MLP a, par ailleurs, dressé un bilan provisoire de 2 morts, 7 personnes portées disparues et plusieurs motos de ses militants arrachées par des éléments de la Force du progrès.

Le numéro un du MLP a aussi appelé le président Tshisekedi à revenir sur le bon chemin car, a-t-il dit, les mêmes personnes qui ont conduit Mobutu et Kabila vers leur chute, sont les mêmes qui le conduisent lentement vers sa chute. Franck Diongo a, en outre, exigé que des enquêtes nationale et internationale soient diligentées pour que les auteurs de ces crimes soient déférés devant la justice.

D’après le bilan provisoire dressé par la Police de la ville de Kinshasa, 3 policiers ont été arrêtés, 13 blessés dont 4 civils et un Sous-commissariat de la Police saccagé lors de cette marche.

Josué Bengbazo

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