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RDC – Épidémie de Monkeypox : Plus de 3900 cas recensés de janvier à mai 2023 (Équipe de riposte)

La République démocratique du Congo fait face à la résurgence de l’épidémie de Monkeypox, appelée autrement la variole du singe. L’alerte a été lancée, le mardi 06 juin 2023, au cours d’une conférence de presse co-animée par des représentants des ministères de l’Environnement et développement durable, de la Santé publique mais aussi de la Pêche et élevage.

Selon les chiffres avancés par la Coordination nationale de la riposte contre la variole du singe, depuis le début de l’année 2023 jusqu’au 28 mai, la RDC a notifié 3.962 cas de cette maladie, soit 70% de la totalité de cas enregistrés au cours de l’année 2022 (5677 cas).

Cette maladie découverte en 1970, sévit, selon la même source, dans les provinces du Kasaï, Sankuru, Tshopo, Maniema, Tshuapa et Sud-Ubangi.

Pour la Commission de coordination  » Une santé », chargée du suivi de cette maladie, la compréhension de la variole du singe présente encore des nombreuses zones d’ombre, le réservoir animal n’est pas encore clairement identifié, les facteurs de risque de transmission zonotique est éternelle et les conditions écologiques favorables à son émergence ne sont pas complétement décrites.

Dans leurs mots des circonstances, les représentants des ministres de l’Environnement, de la Santé publique et de la Pêche et élevage ont réaffirmé l’appui du gouvernement dans la lutte contre cette maladie, l’intensification de la communication à Kinshasa et dans les zones épidémiques, la mutualisation des efforts avec les parties prenantes gouvernementales mais aussi avec les partenaires techniques et financiers.

Le docteur Jean-Jacques Muyembe a, lors de son exposé, fait savoir que, ces dernières années, des épidémies de Monkeypox sont de plus en plus fréquentes probablement à cause de :

  • La disparition de l’immunité dans la population ;
  • La dépendance accrue des villageois sur les viandes de brousses et ;
  • La croissance de la population susceptible.

Selon le virologue congolais, l’arrêt de la vaccination contre la variole du singe en 1980 serait aussi à la base de la résurgence de cette maladie.

La variole du singe est une maladie dangereuse causée par le virus d’origine animale. Elle se transmet par le contact direct de l’animal malade avec ou sans signe à la personne non malade mais également de la mère malade à l’enfant pendant la grossesse.

Cette maladie se manifeste par une forte fièvre, des éruptions cutanées avec des lésions remplies de liquide ou de pus qui finissent par se dechesser.

Cette conférence de presse a été organisée avec l’appui de l’USAID et Breakthrough Action.

Moloway Jaël

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