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RDC : « La cause première de manque de paix dans notre pays, ce ne sont pas les gens de l’extérieur, c’est d’abord nous les congolais »(Cardinal Ambongo)

Dans son homélie durant la nuit pascale, à Kinshasa, le cardinal Fridolin Ambongo a peint un tableau sombre de la situation générale de la RD-Congo, dont sa partie Est est en proie à l’insécurité.

« Aujourd’hui, la réalité est qu’une partie de notre pays à l’Est est déjà occupée par le pays voisins. Au-delà des discours inutiles que nous tenons ici, la réalité est que les autres continuent d’avancer et à occuper l’Est de notre pays, pour la simple raison que le Congo n’a aucune force pour défendre l’intégrité de notre pays », a-t-il déclaré.

Pour l’archevêque métropolitain de Kinshasa, la cause de la situation que traverse le pays, c’est d’abord les congolais et non les étrangers.

« Nous constatons que ceux qui viennent de l’extérieur peuvent se permettre de jouer avec la nation congolaise parce que la cause principale de notre malheur, la cause première de manque de paix dans notre pays, ce ne sont pas les gens de l’extérieur, ce ne sont pas les étrangers, ce n’est pas le méchant Rwanda, c’est d’abord nous les congolais. Notre irresponsabilité a fait que nous posons aujourd’hui des gestes qui ne permettent pas l’éclosion dans notre pays. Comment voulez-vous que nous sommes attaqués, une partie du pays occupée, mais nous, au niveau de Kinshasa, nous posons des gestes qui ne vont pas dans le sens de la consolidation de la cohésion nationale ou l’unité nationale », s’est-il demandé.

Le cardinal Ambongo s’est aussi indigné du fait que près de 3 mois après les élections, le gouvernement n’est toujours pas composé.

« Ça fait 3 mois, notre pays est paralysé pour la simple raison que toute la classe politique s’est invitée autour du grand gâteau qu’on est en train de partager. Comment nous pouvons nous retrouver au Parlement et aux portefeuilles. Ce comportement est un comportement qui est en incohérence si nous considérons la situation délicate de notre pays », a-t-il dénoncé.

Il faut rappeler que l’informateur Augustin Kabuya a remis son rapport au chef de l’Etat, le week-end dernier, après deux séries de consultations des partis et regroupements politiques membres de l’Union sacrée de la Nation en vue de la formation du gouvernement.

James Arjoun Mushiya

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