Face à la situation sécuritaire de l’Est de la République démocratique du Congo, caractérisée par la guerre d’agression, le député national Tresor Mutiki a levé la voix pour dénoncer des résolutions que prend la communauté internationale sans sanctions contre le pays agresseur : le Rwanda.
« Nous avons besoin de la paix et nous voulons que le Rwanda et ses partenaires nous laissent tranquille. Pour moi, le vote des résolutions, c’est bien, mais est-ce que nous allons seulement applaudir les résolutions. Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est les sanctions. J’ai besoin de voir que la France ou l’Union européenne, les américains sanctionnent le Rwanda. C’est ce dont moi j’ai besoin de voir, que le Rwanda quitte chez nous », a-t-il déclaré dans une interview accordée à actu30.cd depuis Paris, en France.
Quant à la question du dialogue, l’élu du Sud-Kivu approuve linitiative. À l’en croire, le chef de l’État doit réunir les congolais autour d’une table, d’où son appel à l’unité et à la solidarité des fils et filles de la RD Congo.
« Les partenaires de notre pays ne sont pas honnêtes et sincères avec nous, ce sont des hypocrites. Ils font voir au chef de l’État, ils font voir à la population congolaise qu’ils sont avec nous et pourtant, c’est le contraire. Ça , c’est seulement moi, ça n’engage que moi. Raison pour laquelle à ce stade, je solliciterai ou je proposerai au chef de l’État, qu’il a l’obligation de mettre tous les enfants du pays sur la même table, de parler le même langage.
Je ne vois pas pourquoi nous devons continuer à sacrifier les congolais, nos mamans, nos femmes, nos enfants et toute la population de l’Est et de la République en général », a-t-il soutenu.
Il faut noter que Tresor Mutiki est à Paris, accompagné des autres député nationaux , dans le souci de rencontrer des parlementaires européens pour dénoncer l’agression de la RDC par le Rwanda.
Entre-temps, le M23 , soutenu par le régime Kagame, contrôle Goma (Nord-Kivu) et Bukavu (Sud-Kivu) dans l’Est de la République démocratique du Congo.
James Arjoun M.








