Au cours du briefing presse tenu lundi 14 avril avec son collègue de la communication, le vice-premier ministre, ministre de l’Économie nationale, le professeur Daniel Mukoko Samba, a salué les performances réalisées par le gouvernement, notamment le maintien de la stabilité macroéconomique de la République démocratique du Congo (RDC), malgré un contexte international incertain et les défis liés à la guerre.
Le VPM de l’économie nationale également président de la commission économie, finances et restructuration a souligné que les tendances économiques positives observées ces dernières années « se maintiennent et se consolident ».
Il a attribué cette réussite à une « meilleure coordination entre le gouvernement, la Banque centrale et les régies financières ».
Malgré l’augmentation des dépenses publiques pour financer l’effort de guerre et d’autres besoins exceptionnels, le gouvernement assure que cette gestion ne génère ni inflation ni instabilité sur le marché des changes.
« Les recettes du mois ne couvrent pas toujours les dépenses, mais le financement est effectué de manière saine : le gouvernement émet des bons du Trésor et des obligations, très demandés par les milieux d’affaires », a expliqué Mukoko Samba.
Le VPM de l’économie nationale a également salué les interventions régulières de la Banque centrale pour stabiliser le franc congolais grâce à la vente de « bons BCC », dont la demande ne cesse d’augmenter.
Parmi les autres succès évoqués, le VPM a mis en avant la baisse durable du prix du carburant, initiée en octobre 2023.
« Nous avons baissé les prix de 13% en moyenne, et malgré les doutes, il n’y a pas eu de pénurie. La consommation a explosé, passant de 1 500 m³ à près de 3 500 m³ livrés quotidiennement à Kinshasa », a-t-il déclaré.
Du côté des produits de première nécessité, le prix du maïs a connu une chute spectaculaire dans plusieurs régions. À Mbujimayi (Kasaï Oriental), par exemple un « meka »(mesurette locale) se vend désormais entre 2 500 et 2 800 FC, contre 8 000 à 8 500 FC il y a quelques mois. Une tendance similaire est observée dans la province du Haut-Katanga, où un sac de 25 kg de maïs coûte environ 16 dollars. Cette baisse s’explique par « des facilitations accordées aux importateurs et une augmentation de la production locale », a précisé Mukoko Samba.
Le professeur Daniel Mukoko Samba a appelé la population à s’unir derrière le président de la République et à soutenir ses initiatives pour bouter dehors l’ennemi et récupérer les territoires occupés.
James Arjoun M.








