• actu 30 200 x 1200px

Publication du livre blanc sur les crimes commis par le M23 à Goma et Bukavu : pour Jacquemain Shabani, ce document doit servir à des poursuites judiciaires futures, afin de prévenir la répétition

Lors de son discours, prononcé ce mardi 20 mai, à l’occasion de la cérémonie de publication du rapport d’analyse accablant sur les crimes graves et massifs perpétrés entre janvier et avril 2025 à Goma et Bukavu, depuis leur occupation par les rebelles du M23, soutenus par les Forces de défense rwandaises (RDF),

le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a dénoncé la persistance des exactions dans les territoires encore occupés par ces forces rebelles.

« Malheureusement, même aujourd’hui, des faits macabres continuent de se produire dans ces zones occupées, et nos populations en paient toujours le prix », a-t-il déploré.

Maître Jacquemain Shabani a insisté sur l’importance de préserver la mémoire des atrocités subies afin de ne pas les laisser sombrer dans l’oubli.

« Il ne faudra pas qu’à un seul instant, nous, la République démocratique du Congo, mais aussi l’humanité tout entière, admettions que ces faits passent sous silence. »

Pour le VPM, cette mémoire est indissociable de la quête de justice. Il a souligné que ce travail de documentation doit servir de socle à des poursuites judiciaires futures, afin de prévenir la répétition de tels crimes.

« Il faudra qu’un jour, il y ait justice. Et cette justice est nécessaire pour décourager que ces faits se répètent », a-t-il affirmé.

Jacquemain Shabani a rappelé les engagements pris depuis trois décennies à travers les résolutions de l’ONU et les accords régionaux, interdisant le recours à la violence pour la prise du pouvoir. Il a salué les efforts démocratiques entrepris par la RDC depuis les premières élections de 2006 jusqu’à celles de 2023.

Il sied de noter que ce rapport, publié par le Mécanisme national de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, retrace en détail les souffrances endurées par les populations de l’Est du pays : massacres, violences sexuelles, pillages et déplacements forcés. Il constitue un outil de plaidoyer pour la reconnaissance des droits des victimes et la poursuite des auteurs.

James Arjoun M.

À la une

Également sur Actu 30