Les victimes de la guerre de 6 jours (du 5 au 10 juin 2000), entre les armées rwandaise et ougandaise dans la ville de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo ont été immortalisées dans un film documentaire intitulé « La guerre des six jours à Kisangani », projeté le jeudi 5 juin dans la salle Show Buzz, à Kinshasa.
Ce film réalisé avec l’appui du Fonds spécial de réparation et d’indemnisation des activités armées de l’Ouganda en RDC (FRIVAO) ainsi que du ministère de la Justice, et produit par l’acteur culturel Déo Kasongo, retraçe cet épisode crucial de l’histoire de la RDC.
Dans ce film documentaire, c’est l’histoire d’une guerre oubliée des mémoires, qui, en six jours, il y a vingt-cinq ans, fit des centaines de morts et de blessés à Kisangani, l’une des grandes villes de la République démocratique du Congo. C’est l’histoire d’un petit groupe d’hommes et de femmes dont les corps portent la trace de l’affrontement, qui furent à la fois témoins et victimes de ce conflit, et qui ont décidé de lutter pour faire sortir cette histoire de l’oubli, pour demander justice et réparation des préjudices subis.
»Ensemble, faisons de ce film un acte fondateur, une pierre blanche dans notre chemin vers la vérité », a indiqué Chancard Bolukola, DG de FRIVAO.
Entre le 5 et le 10 juin 2000 eut lieu un conflit méconnu appelé »guerre des six jours », où les armées ougandaise et rwandaise se sont affrontées sur un territoire voisin, celui de la République démocratique du Congo alors en pleine guerre civile, et plus précisément dans la ville de Kisangani, qui fut leur point de rencontre.
Particulièrement intense et violent, l’affrontement a fait de nombreuses victimes parmi les civils congolais (près de 1 200 morts et 3 000 blessés, selon Amnesty International), qui se sont retrouvés sous les tirs d’obus croisés des deux formations étrangères, cibles collatérales d’une hostilité qui ne les concernait pas directement.
En 2005, la Cour internationale de justice a reconnu l’Ouganda responsable de crimes de guerre et l’a condamné à payer une réparation à hauteur de 325 millions de dollars. En 2024, certaines victimes ont enfin commencé à recevoir des indemnisations, grâce à la politique menée par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, et la nouvelle équipe dirigeante du FRIVAO.
Yann Ekutshu








