• actu 30 200 x 1200px

Ituri : ouverture d’un second dialogue entre groupes armés et autorités pour mettre fin aux violences dans la province

Le deuxième dialogue entre groupes armés, autorités locales, délégués des différentes communautés, des organisations non gouvernementales ainsi que plusieurs autres responsables civils, militaires et policiers a été ouvert ce lundi 23 juin à Aru-centre, à 260 kilomètres de Bunia, en Ituri.

Lors de l’ouverture du dialogue, le commandant de la 32ᵉ région militaire, le général Antoine David Mushimba, a invité « les jeunes qui ont pris les armes contre la République à saisir la main tendue du Chef de l’État pour l’instauration d’une paix durable dans cette province longtemps meurtrie par les violences armées ».

De son côté, la MONUSCO a réaffirmé son engagement à soutenir ce processus de paix en vue de garantir la sécurité des populations dans leurs entités.

Durant cinq jours, les participants passeront au peigne fin l’accord de paix signé dans la même cité le 3 juin 2023, lors de la première édition d’Aru (Aru1). À l’époque, les groupes armés Codeco, Zaire, FRPI, FPIC, Tchini ya Tuna et Mapi s’étaient engagés solennellement à œuvrer pour le retour de la paix dans la province.

Ils échangeront sur le retour de la paix, la sécurité et la cohésion sociale. Les participants vont également évaluer les avancées et les défis liés aux résolutions du précédent dialogue de paix, tenu du 26 mai au 3 juin 2023, toujours à Aru-centre.

Pour les participants, les attentes sont nombreuses. Mais tout le monde est unanime, Il faut terminer le travail, par la signature d’un nouvel acte de cessation des hostilités entre groupes armés et autorités congolaises.

« On attend aussi que les activités socio-économiques reprennent dans les entités affectées par les conflits armés, pour que la paix devienne une réalité durable. Cela permettrait alors aux centaines de milliers de déplacés de regagner enfin leurs milieux naturels et de contribuer au développement non seulement de leurs entités, mais aussi de toute la province, riche en ressources naturelles et humaines », déclare Firmin Kone Massagnou.

Jean-Marie Ezadri, acteur de la société civile de l’Ituri, espère pour sa part que les leaders communautaires deviennent des catalyseurs, capables de convaincre les chefs des différentes milices de respecter leurs engagements, en déposant les armes pour rejoindre le Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement communautaire et Stabilisation (PDDRC-S).

La coordonnatrice de l’ONG Synergie des jeunes filles de l’Ituri, Sarah Muderwa, forme quant à elle le vœu de voir s’arrêter les violences sexuelles, les viols, les tueries contre les jeunes filles et les femmes », grâce à l’application effective des accords de paix qui doivent être signés vendredi prochain par les groupes armés.

Enfin, parmi les autres attentes, ces assises visent également la restauration de l’autorité de l’État, par le retour effectif des animateurs (chefs de secteurs/chefferies, groupements, villages) dans leurs entités respectives, afin d’assurer leur stabilité.

Anderson Shada Djuma/Beni

À la une

Également sur Actu 30