La Coalition pour la récupération des actifs miniers du peuple congolais (CORAC) lance un plaidoyer à l’attention des autorités congolaises et de la communauté internationale, après avoir pris connaissance, via une enquête de Bloomberg, de la décision d’un tribunal arbitral israélien blanchissant l’homme d’affaires Dan Gertler de tout soupçon de corruption en République Démocratique du Congo.
Dans sa tribune signée ce mercredi 16 juillet par son équipe de coordination, la CORAC rappelle que le milliardaire israélien a signé un accord en 2022 avec le gouvernement congolais dans lequel des actifs miniers et pétroliers de grande ampleur ont notamment été transférés à l’État.
Forte de ces nouvelles preuves, cette coalition d’acteurs de la société civile considère que le maintien de sanctions américaines contre Gertler nuit non seulement à l’homme d’affaires mais aussi et surtout à la capacité du Congo à utiliser les actifs transférés, à attirer de nouveaux investissements et à développer l’économie locale au bénéfice de toute la population.
Elle exhorte le gouvernement congolais à s’adresser à l’administration américaine afin de demander la levée de toutes les sanctions imposées à Dan Gertler, dans le but de promouvoir le bien-être du peuple congolais et de lui permettre dẹ jouir pleinement de ses ressources nationales et d’en tirer profit.
A l’intention des autorités congolaises, la CORAC formule ainsi un plaidoyer articulé autour de quatre recommandations, à savoir :
- Publier intégralement tous les contrats et accords liés aux ressources naturelles, notamment celui de 2022;
- Renforcer les mécanismes de valorisation des communautés locales dans la planification et ľexécution des projets ;
- Créer un portail public pour assurer la transparence des revenus et des dépenses liées au secteur extractif
- Moderniser la gouvernance publique et instaurer des mécanismes de contrôle indépendants incluant la société civile
Elle invite la communauté internationale à baser les régimes de sanctions sur les décisions de justice et éviter qu’elles ne deviennent un frein au développement du pays. Aussi, ces acteurs de la société civile sollicitent un soutien à la RDC pour la mise en place de systèmes de traçabilité et de gestion transparente des ressources.
Corneille L.








