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Procès contre Kabila : plus de verdict ce vendredi, les avocats de la République sollicitent la réouverture du débat pour faire intervenir d’autres témoins

L’audience qui devait être la dernière dans le procès Kabila se tient ce vendredi 12 septembre 2025 devant la Haute Cour militaire. Initialement consacrée au prononcé du verdict, la juridiction a annoncé qu’une requête des parties civiles avait été déposée pour demander la réouverture des débats.

Prenant la parole, Maître Richard Bondo, coordonnateur du collectif des avocats des parties civiles, a appuyé cette demande, notamment pour permettre l’audition de trois témoins afin de réévaluer le pillage commis à l’Est du pays.

« Nous, en tant que représentants des parties civiles, principalement la République démocratique du Congo, victime de crimes graves, notamment des crimes de guerre imputés au prévenu Kabila, avons le devoir de convaincre la Haute Cour, au-delà de tout doute raisonnable, afin que la réparation attendue par la République soit conséquente. C’est pourquoi, pour l’évaluation du pillage commis par le prévenu Kabila dans notre pays, sans omettre son identification réelle, nous avons demandé la réouverture des débats. Trois témoins viendront retracer devant la Haute Cour les faits, les personnalités et les comptes bancaires par lesquels transitaient les financements du M23, de l’AFC et du RDF par le prévenu Kabila, ainsi que la réalité tant attendue par notre peuple au nom duquel vous rendez justice », a déclaré Me Richard Bondo.

D’après un autre avocat du collectif, les nouveaux éléments sur lesquels le débat devra être basé pourraient faire varier le montant des dommages et intérêts, estimés entre 24 et 30 milliards de dollars américains.

Il convient de rappeler que, dans son réquisitoire, le ministère public avait requis la peine de mort contre Joseph Kabila, poursuivi pour plusieurs griefs, notamment la participation à un mouvement insurrectionnel, crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, homicide intentionnel par balles, trahison, apologie, viol, torture, déportation, ainsi que l’occupation par la force de la ville de Goma.

James Mushiya

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