Dans un communiqué conjoint publié le mardi 13 janvier 2026, Human Rights Watch (HRW) et l’organisation congolaise SOFEPADI dénoncent l’usage du viol et d’autres violences sexuelles comme arme de guerre, visant principalement les femmes et les filles dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon HRW, plusieurs groupes armés, dont le M23, l’ADF et la CODECO, sont responsables de ces crimes. L’ONG souligne que ces violences ne sont pas des incidents isolés, mais font partie d’une stratégie délibérée visant à terroriser les populations et à déstabiliser les communautés locales.
« Les survivantes subissent des violences extrêmes dans des zones où la protection de l’État est quasi inexistante », déclare Ida Sawyer, directrice du programme Crises et Conflits à HRW.
À l’en croire, les victimes sont souvent privées de tout soutien médical ou psychologique, de nombreux centres de santé ayant fermé ou manquant de ressources essentielles. Les conséquences dépassent largement le plan physique : les survivantes doivent également affronter la stigmatisation sociale, la précarité économique et l’absence quasi totale de recours judiciaire. Beaucoup hésitent à porter plainte, doutant que leurs agresseurs soient poursuivis dans un système judiciaire souvent inaccessible.
HRW appelle le gouvernement congolais à renforcer les enquêtes et les poursuites, et exhorte la communauté internationale à soutenir l’accès aux soins, à la justice et aux services de protection pour les victimes. L’organisation insiste sur le rôle crucial des partenaires internationaux pour fournir un appui logistique et financier afin de répondre efficacement à cette crise humanitaire majeure.
Mechack Wabeno








