« La lèpre est guérissable, le véritable défi reste la stigmatisation », voilà le thème choisi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour commémorer la Journée mondiale de la lèpre 2026, célébrée chaque dernier dimanche du mois de janvier.
Interrogé par Actu30.cd ce dimanche 25 janvier 2026, le superviseur provincial de la coordination lèpre et tuberculose au Nord-Kivu, l’infirmier Fidèle Muteka, a fait savoir que la lèpre existe encore au Nord-Kivu, car chaque année son bureau dépiste jusqu’à 60 cas.
Faute de dépistage tardif, celui-ci déplore de voir que plusieurs malades sont ceux qui arrivent alors que la maladie est à une phase sévère.
« La lèpre existe encore ici chez nous, et chaque année, au niveau de la province, on dépiste autour de 60 cas de lèpre. Le malade qui a plus de cinq taches sur le corps, on l’appelle multibacillaire, et le malade qui a moins de taches, on l’appelle paucibacillaire. Mais parmi les cas que nous dépistons, il y a plus de multibacillaires. Si nous dépistons 60 cas, 58 peuvent être multibacillaires et seulement 2 cas paucibacillaires », a confié l’infirmier Fidèle.
La lèpre étant une maladie grave mais généralement sans douleur, l’infirmier Fidèle a exhorté la population à se faire vite dépister lorsqu’on observe sur son corps des taches étranges mais qui ne chatouillent pas. Le dépistage et même les soins sont gratuits, a-t-il affirmé.
La Rédaction








