L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) a présenté, ce jeudi 19 février, le spécimen de la carte d’identité professionnelle du journaliste.
La cérémonie s’inscrit dans la dynamique de modernisation du secteur impulsée par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, à la suite des recommandations issues des États généraux de la communication et des médias.
Devant le public, composé de responsables des médias, de journalistes ainsi que de partenaires techniques et financiers, le directeur de cabinet du ministre de la Communication et Médias, Nicolas Lianza, a souligné que cette initiative vise à encadrer davantage la profession journalistique en République démocratique du Congo.
« La carte d’identité professionnelle ne constitue pas seulement un instrument d’identification, elle représente également un levier stratégique pour le renforcement de l’autorégulation. Les ressources qu’elle génère doivent contribuer au fonctionnement effectif, à l’autonomie et à la crédibilité de la profession », a-t-il affirmé.
S’inscrivant dans la dynamique de l’ordonnance-loi n°23/0029 du 13 mars 2023, dite loi « Muyaya », cette carte vise à protéger le journaliste dans l’exercice de son métier tout en renforçant sa responsabilité dans un contexte national marqué notamment par les défis sécuritaires à l’Est du pays.
« Vous avez droit à la protection dans l’exercice de votre métier, mais vous portez également une responsabilité lourde et historique. Votre pays a besoin de vous plus que jamais… Vous êtes des acteurs de souveraineté narrative », a ajouté le représentant du ministre.
Pour l’UNPC, cette cérémonie marque la relance officielle du processus de délivrance de la carte de presse, suspendu depuis le 3 janvier 2022 sur recommandation des États généraux de la communication et des médias.

Le président de l’UNPC, Kamanda Wa Kamanda Muzembe, a insisté sur la nécessité de professionnaliser le secteur face aux dérives constatées ces dernières années.
« La carte de presse que nous présentons aujourd’hui n’est pas un simple document administratif. Elle est un instrument de crédibilité, de protection et de responsabilité… Dans un environnement médiatique fragilisé par l’usurpation de la qualité de journaliste, la confusion des rôles et certaines dérives contraires à la déontologie, la professionnalisation n’est plus une option, elle est une exigence démocratique », a-t-il déclaré.
Et de préciser : « La carte de presse n’est pas une contrainte, elle est une garantie. Garantie d’identité, garantie de protection, garantie de responsabilité. Elle distingue le professionnel de l’imposteur. Elle protège la liberté en l’encadrant par la déontologie (…) Je déclare donc officiellement relancé le processus de délivrance de la carte d’identité professionnelle du journaliste congolais ».
À travers cette réforme, les autorités congolaises entendent renforcer l’autorégulation du secteur, tout en consolidant la crédibilité et la maturité institutionnelle de la profession journalistique, appelée à jouer un rôle déterminant dans la défense de la vérité, de la cohésion nationale et de l’image du pays sur la scène internationale.
Mushiya








