L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a ouvert ce lundi 16 mars 2026 sa session ordinaire de mars. À cette occasion, le président de la chambre basse, Aimé Boji a présenté devant les députés nationaux plusieurs axes de réflexion que l’institution entend approfondir au cours de cette session parlementaire.
Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques persistants, le président de l’Assemblée nationale a indiqué que la chambre du parlement entend jouer un rôle plus actif dans la recherche de solutions aux problèmes majeurs auxquels le pays est confronté.
« Au défi auquel notre pays est confronté. Dans un élan de proactivité, nous nous employons désormais à contribuer à la recherche des solutions au travers des réflexions et analyses qui seront publiées sous forme de rapport. », a souligné Aimé Boji.
Parmi les priorités évoquées figurent notamment les questions sécuritaires, en particulier la situation dans l’Est du pays ainsi que le phénomène Mobondo qui touche certaines provinces de l’ouest.
« À titre d’information, des réflexions sont en cours sur deux questions d’intérêt national, à savoir l’insécurité à l’est de la RDC, le phénomène Mobondo.», a déclaré le speaker de l’assemblée nationale.
Ces travaux devront permettre aux députés d’apporter des contributions analytiques à la gestion de ces crises qui continuent d’affecter la stabilité et la sécurité de plusieurs régions du pays.
Au-delà des questions sécuritaires, l’Assemblée nationale prévoit également de se pencher sur des enjeux économiques majeurs, notamment la mobilisation des ressources publiques et la gestion du secteur minier.
« Au cours de cette session, d’autres réflexions seront menées sur les sujets ci-après, de la maximisation des recettes publiques, de l’exploitation et de la fraude de l’or à l’est de la République démocratique du Congo, du défi de l’amélioration du climat des affaires dans le cadre du partenariat stratégique États-Unis-RDC et de la mise en œuvre du couloir vert Kivu-Kinshasa », a-t-il noté.
Et d’ajouter : « ces travaux permettront d’une part de mettre à profit toute l’expertise et la diversité des compétences que regorge notre chambre et d’autre part, d’enrichir notre action parlementaire ».
La question de la fraude de l’or dans l’Est du pays reste en effet un sujet majeur, plusieurs rapports ayant régulièrement dénoncé les circuits illégaux d’exportation de ce minerai stratégique.
James Mushiya
Assemblée nationale : Insécurité à l’Est, fraude de l’or, climat des affaires, les priorités annoncées pour la session de mars 2026
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