Dans son point de presse tenu ce samedi 21 mars, l’opposant Delly Sesanga a fustigé l’idée du changement ou de la modification de la Constitution.
»L’initiative de changer la Constitution fonde tout Congolais, partout sur l’étendue du territoire national, à user de l’article 64 de la Constitution. Ceux qui s’y adonnent sortent de notre pacte républicain et prennent le maquis contre la République. Ils doivent être traités et combattus comme tels par tout moyen. Le peuple congolais a déjà combattu pour sa liberté. Il a déjà résisté. Il a déjà refusé l’arbitraire. Et il saura, encore une fois, se lever pour défendre la République », a-t-il déclaré.
Pour Delly Sesanga, aucun régime n’a la suprématie sur la Constitution de la République démocratique du Congo.
»Soyons clairs, aucun pouvoir n’est au-dessus de la Constitution. Aucun dirigeant n’a un droit divin sur ce pays. Changer la Constitution, transformer les mandats en mission illimitée et s’affranchir de toutes les exigences d’un État de droit ne fait pas partie de la République. Installer un pouvoir personnel, c’est une remise en cause du pacte républicain », a-t-il dit.
Et d’ajouter : »S’il est une chose que ce pouvoir peut négocier, ce n’est pas son maintien. Ce sont les conditions d’une sortie pacifique en 2028. Ni glissement, ni mission de droit divin, ethnique, tribal ou partisan ».
Il a annoncé le lancement prochain d’une campagne de sensibilisation de la population en prélude à des activités de grande envergure contre le changement ou la modification de la Constitution.
Josué Bengbazo








