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Doits des femmes : à Kinshasa, des parlementaires outillés pour accélérer l’application du Protocole de Maputo‎


Un atelier d’échange réunissant des élus nationaux, des experts et des acteurs de la société civile s’est tenu, le vendredi à Kinshasa, autour de la mise en œuvre du Protocole de Maputo en RDC. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de renforcement de l’engagement parlementaire en faveur des droits des femmes et des filles, notamment en matière de santé sexuelle et reproductive.

‎Ratifié par la RDC, le Protocole de Maputo constitue un instrument juridique visant à promouvoir et protéger les droits fondamentaux des femmes. Toutefois, malgré cet engagement, plusieurs défis persistent, notamment une appropriation encore insuffisante de ses dispositions, des divergences d’interprétation et un manque d’harmonisation avec le cadre législatif national.

‎Face à ces enjeux, l’atelier a offert un cadre de dialogue structuré entre parlementaires, institutions publiques et organisations de la société civile.

‎L’objectif principal était de renforcer la compréhension des élus sur les implications juridiques du Protocole, tout en identifiant les leviers d’action dont dispose le Parlement pour assurer sa domestication effective.

‎Au cours des échanges, les participants ont analysé les écarts existants entre les engagements internationaux de la RDC et les lois nationales, tout en mettant en lumière les obstacles d’ordre législatif, institutionnel et socioculturel.

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‎Présidente du réseau des parlementaires pour la santé sexuelle et reproductive, la députée Christelle Vuanga a insisté sur la nécessité d’une harmonisation des textes juridiques afin de garantir une protection effective des femmes.

‎« Depuis peu, on a initié des séances de travail avec plusieurs partenaires, qu’ils soient techniques ou intellectuels, et vous avez même vu la présence du ministère du Genre. La question sur notre table, la question précise, c’est comment harmoniser les textes parce que nous sommes des législateurs. Le Protocole de Maputo, certes, nous sommes dans un État moniste, mais on remarque qu’il y a encore des cacophonies entre l’appareil judiciaire et souvent les organisations, voire les personnes concernées. C’est la raison pour laquelle, à travers le réseau, nous voulons vraiment arriver à une harmonisation des textes, la plus parfaite possible, qui va nous permettre de sécuriser autant la femme que les prestataires et d’avoir un environnement qui promeut les droits des femmes », a-t-elle souligné.

‎À l’issue de l’atelier, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment en faveur d’une meilleure intégration des dispositions du Protocole dans les lois nationales, du renforcement du rôle de contrôle du Parlement et d’une collaboration accrue entre institutions publiques et société civile.

‎James Mushiya

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