L’incursion des ADF à Babesua, lundi dernier, a laissé des traces indélébiles sur la population locale. Malgré les appels à l’aide, aucune intervention étatique n’a été effectuée pour sécuriser la zone et traquer les assaillants.
Les conséquences sont dramatiques : des corps sans vie jonchent encore le sol, livrés aux chiens et aux animaux sauvages qui les dévorent. La situation est d’autant plus choquante que la Constitution et les lois du pays présentent le droit à la dignité humaine comme un principe fondamental.
« La personne humaine a droit à la dignité et nous devons du respect aux morts », rappelle Maître Jospin Paluku, de la Nouvelle Société civile congolaise. « Malheureusement, cela n’est pas le cas dans la pratique ».
Face à cette situation, la Croix-Rouge a été alertée et se mobilise pour se déployer sur le lieu, avec l’appui sécuritaire des éco-gardes de la Réserve de faune à okapis (RFO).
« Ça fait froid dans le dos et c’est difficile à croire », ajoute Maître Jospin Paluku.
« Nous demandons aux autorités de prendre des mesures urgentes pour protéger la population et respecter le droit à la dignité humaine », a-t-il déclaré.
La situation à Babesua illustre l’incapacité de l’État à protéger ses citoyens et à garantir leurs droits fondamentaux. Des mesures concrètes sont attendues pour mettre fin à cette situation et assurer la sécurité ainsi que la dignité de la population.
Anderson Shada Djuma/Beni








