L’ONG de défense des droits de l’homme du Maniema a condamné, le vendredi 20 mars à Kindu, chef-lieu de la province, la répression, jeudi 19 mars dernier, de la marche pacifique organisée par la société civile des forces vives du Maniema par les éléments de l’ordre, sur autorisation du gouverneur de province.
Son secrétaire exécutif, Raphaël Upelele Lokenga, a, dans un entretien avec la presse locale, condamné le comportement du gouverneur de la province du Maniema, qui, selon lui, aurait violé l’article 26 de la Constitution de la République démocratique du Congo, garantissant la liberté de manifestation. Il a salué la sagesse des organisateurs et des manifestants, qui ont évité des troubles à l’ordre public malgré la répression orchestrée par les autorités.
En réponse aux griefs soulevés par l’autorité provinciale concernant l’interdiction de la marche au motif d’insécurité à Kindu, Raphaël Lokenga a appelé le gouverneur à cesser de tromper l’opinion publique sur la réalité sécuritaire de la province, soulignant que le Maniema ne devrait pas être perçu comme un berceau de l’insécurité.
Signalons que la police a dispersé la marche de la société civile du Maniema, jeudi 19 mars dernier à Kindu, au moment où les manifestants voulaient marcher pour protester contre le gel des comptes bancaires de la fondation Mapon sur ordre de la justice, alors que cette marche avait été interdite à la veille par le gouverneur de province pour des raisons sécuritaires.
Prince Mwembo/Maniema








