Le sénateur Alphonse Ngoyi Kasanji a vivement critiqué la gestion de Modeste Bahati Lukwebo, désormais ex-deuxième vice-président du Sénat, l’accusant d’avoir freiné les initiatives de contrôle du gouvernement.
Signataire de la pétition qui a poussé Bahati Lukwebo à déposer sa démission, l’élu de Mbujimayi et membre du regroupement AFDC-A affirme que plusieurs démarches parlementaires sont restées sans suite sous son mandat.
« Les sénateurs se plaignent que leurs initiatives de contrôle n’ont pas abouti, soit ils n’ont pas eu d’explications sur l’absence des ministres convoqués. S’il avait assuré un suivi, il aurait exercé pleinement ses prérogatives, mais cela n’a pas été le cas », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, Alphonse Ngoyi Kasanji a tenu à réaffirmer son attachement au regroupement politique AFDC-A, tout en prenant ses distances avec les positions personnelles de Modeste Bahati Lukwebo.
« L’AFDC-A n’est pas lié à un individu. Nous avons été élus sous cette bannière. Nous avons dénoncé ses propos sur la révision constitutionnelle et les avons désavoués. Le groupe reste uni et soudé, indépendamment de ses prises de position, de sa déchéance ou de sa démission », a-t-il insisté.
Déposée lundi dernier avec 83 signatures, la pétition contre Modeste Bahati Lukwebo a conduit à la mise en place, ce mercredi en plénière, d’une commission spéciale chargée de l’examiner dans un délai de 72 heures. Dans la foulée, Modeste Bahati Lukwebo a présenté sa démission au président du Sénat, invoquant la volonté d’éviter un bras de fer avec ses collègues.
Le président de l’AFDC-A a ainsi choisi de se retirer avant l’issue du processus engagé contre lui.
Yannick Ekutshu








