Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement lancé un projet de sucrerie dans le territoire de Sakania, province du Haut-Katanga. L’objectif est de réduire la dépendance aux importations de sucre et renforcer la souveraineté alimentaire.
Ce projet a été concrétisé par la signature, le mercredi 18 mars 2026 à Kinshasa, d’un mémorandum d’entente entre le ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, et les autorités coutumières locales.
À travers cette initiative, le gouvernement entend développer une industrie agro-alimentaire intégrée, couvrant la culture de la canne à sucre et sa transformation industrielle.
« Nous voulons réduire notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur, notamment pour des produits comme le sucre. Nous allons signer des contrats avec les partenaires techniques pour développer le projet et, dès le lendemain, les études vont commencer. Nous espérons que dans deux ans, le premier kilo de sucre sera produit », a déclaré Muhindo Nzangi.
Le projet, baptisé « sucrerie de Sakania », ambitionne de mettre en place une chaîne de valeur complète, capable d’augmenter la production locale, de créer des emplois et de dynamiser l’économie du Haut-Katanga.
Le mémorandum établit un cadre de collaboration pour identifier et mobiliser les terres nécessaires, dans le respect de la législation foncière et des réalités coutumières. Les autorités locales sont appelées à faciliter les consultations avec les communautés et à accompagner la sécurisation foncière.
De son côté, le ministère de l’Agriculture prendra en charge les études techniques, économiques et environnementales, ainsi que la mobilisation des investissements. Le gouvernement affiche une volonté d’aller rapidement vers la phase opérationnelle.
Le texte prévoit également des mécanismes pour garantir l’efficacité du projet, notamment la réaffectation des terres en l’absence de contrat dans un délai de douze mois, ainsi qu’une clause d’exclusivité pour sécuriser les investissements.
Au-delà de la production, le projet intègre une dimension sociale avec un programme de développement communautaire, la mise en place d’un fonds local et un cadre de concertation destiné à associer les populations et prévenir les conflits.
Mechack Wabeno








