Le coordonnateur national de la Synergie des associations des droits des chauffeurs pour la promotion du civisme routier, Chardin Ngoie, appelle le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, à instaurer un moratoire suspendant les contrôles routiers afin d’apaiser les tensions avec les chauffeurs.
Cet appel intervient alors que la capitale congolaise s’est de nouveau réveillée, ce mardi 17 mars, sans transport en commun, malgré l’annonce, la veille, de la suspension de la grève des chauffeurs.
Dans plusieurs communes de la ville de Kinshasa, l’absence de bus et de taxis a fortement perturbé les déplacements, contraignant de nombreux habitants à parcourir de longues distances à pied pour rejoindre leurs lieux d’activités.
Pour Chardin Ngoie, la suspension temporaire des contrôles routiers constitue une mesure d’apaisement indispensable pour décrisper la situation entre les conducteurs et les agents des services de l’Hôtel de Ville.
« Par rapport à la problématique du mauvais état des véhicules, il nous faudrait un moratoire. On doit subdiviser les catégories. Ne devraient être mis en fourrière que les véhicules présentant un danger potentiel. Le gouverneur de la ville de Kinshasa, en harmonie avec le ministre provincial des Transports, devra prendre un moratoire afin de permettre à tous les chauffeurs de se conformer, car ces derniers sont menacés dans l’exercice de leur métier », a-t-il dit au cours d’une interview accordée ce mardi à notre rédaction.
Dans la foulée, il a appelé également les chauffeurs à reprendre le travail afin de permettre aux Kinois de vaquer librement à leurs occupations.
« Nous avons foi que demain mercredi, la situation pourra redevenir normale, mais les agents de l’Hôtel de Ville doivent aussi travailler avec éthique et déontologie. Nous allons nous battre pour que les choses puissent se normaliser. Nous appelons les chauffeurs à reprendre le service, parce que notre métier permet à toutes les couches de la population de travailler avec quiétude », a-t-il insisté.
À l’origine de cette crise, les chauffeurs dénoncent des tracasseries récurrentes dont ils se disent victimes de la part des agents commis au contrôle routier. Ils accusent ces derniers de pratiques abusives, qu’ils jugent à la base de leur mouvement de protestation.
Yannick Ekutshu








