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Intrants miniers : l’interdiction de vente par les sociétés principales vise à protéger la sous-traitance, explique le DG de l’ARSP


‎Au cours d’un briefing presse organisé ce lundi 28 avril à Kinshasa, le directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Miguel Kashal, a justifié l’interdiction faite aux sociétés minières de commercialiser certains intrants, notamment l’acide sulfurique, le charbon ou encore la chaux vive, par la nécessité de protéger le secteur de la sous-traitance.

‎Selon le patron de l’ARSP, cette décision vise à garantir aux entreprises sous-traitantes leur place dans la chaîne de valeur minière, conformément à la législation en vigueur.

‎« La sous-traitance est une chaîne de valeur. La loi parle de sociétés sous-traitantes dans cette chaîne et non des sociétés principales. Pour ces réactifs, les sociétés principales n’ont pas qualité pour les vendre. Une société minière a pour objet la production, la découverture et la commercialisation des minerais. On ne peut pas lui accorder une licence pour exercer des activités secondaires, sinon il n’y a plus de place pour la sous-traitance », a-t-il déclaré.

‎Le directeur général de l’ARSP a également rappelé que ces activités doivent être exercées par des entreprises spécialisées, appelant les opérateurs miniers à travailler avec des structures habilitées.

‎« Nous avons demandé aux sociétés principales de travailler avec des maisons de distribution ayant qualité de sous-traitant », a-t-il conclu, insistant sur la nécessité de renforcer un écosystème favorable aux opérateurs locaux.

‎Cette mesure remonte à la décision n°001/ARSP/2026 prise le 7 janvier et rendue publique le 9 janvier 2026. Le texte interdit formellement et sans exception aux entreprises minières opérant en RDC la commercialisation directe de ces réactifs, en réservant cette activité aux seules sociétés de sous-traitance dûment agréées et enregistrées. L’ARSP avait alors prévenu que tout contrevenant s’exposerait à des sanctions prévues par la loi.

‎La rédaction

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