Dans une déclaration lue ce mardi 21 avril à la presse à Tshikapa, les chefs d’établissements publics de la province éducationnelle Kasaï 1 exigent la fin de la bourse accordée aux filles par le projet PAAF, dénonçant ses effets sur la qualité de l’enseignement.
Selon eux, la sous-composante « bourse aux filles » serait à l’origine de la dégradation de la qualité de l’enseignement dans la province du Kasaï.
Cette situation serait causée par l’irrégularité du paiement des frais par le projet. Ces chefs d’établissements secondaires publics menacent de renvoyer les filles bénéficiaires de la bourse si le projet PAAF ne respecte pas ses engagements dans un délai de 48 heures.
Pour eux, il s’agirait d’un détournement des fonds alloués à la bourse PAAF par certains animateurs proches du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté à Kinshasa. Sur les quatre sous-composantes du projet, celle liée à la bourse n’a jamais été pleinement opérationnelle au Kasaï.
Les chefs d’établissements déplorent l’évolution « critique et préoccupante » du projet. Plusieurs griefs ont été relevés à la charge du projet par les enseignants de la province éducationnelle Kasaï 1.
« Nous accordons 48 heures au projet PAAF pour régulariser sa situation avec les écoles. Dans le cas contraire, nous mettrons dehors toutes les filles bénéficiaires de cette prise en charge », a indiqué le président syndical André Nkongolo.
Selon les réalités du terrain, le Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF), un projet du gouvernement congolais financé par la Banque mondiale, comprend quatre sous-composantes : la bourse aux filles, la construction des écoles, la formation des enseignants et la distribution des manuels. Jusqu’à présent, seule la bourse a été lancée, avec un taux d’exécution d’environ 5 % à l’approche de la fin de l’année, ce qui traduit un échec dans la mise en œuvre du projet.
Janderson Nyembue, depuis Tshikapa








