Une dizaine d’étudiants venus de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), de l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP-Gombe) et de l’Université Pédagogique Nationale (UPN) ont pris part, le jeudi 16 avril à Kinshasa, à une formation dédiée à la compréhension des causes profondes des inondations et des érosions qui fragilisent la capitale congolaise.
Durant trois jours, ces apprenants ont été initiés aux techniques d’interview, avec un accent particulier sur les approches du discours oral. L’objectif est de leur permettre d’acquérir des outils méthodologiques solides pour recueillir, analyser et restituer les témoignages liés aux réalités environnementales.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un projet financé par le programme belge VLIR-UOS, en partenariat avec l’Université d’Anvers, l’UNIKIN, l’UPN et l’ISP-Gombe.
Elle est mise en œuvre par le Centre d’Histoire Orale de Kinshasa, rattaché au département des sciences historiques de l’Université de Kinshasa.
Placée sous le thème « Voix des aînés, choix plus écologiques : mobilisation des récits oraux pour la sensibilisation à l’environnement à Kinshasa », la session organisée du 14 au 16 avril met en avant une approche innovante fondée sur l’exploitation des récits oraux pour mieux cerner les mutations environnementales de la ville.
Au cœur de cette formation, une méthodologie rigoureuse axée sur la collecte, l’analyse et la valorisation de la parole des communautés. Les aînés, porteurs d’une mémoire vivante, sont considérés comme des sources essentielles pour retracer l’évolution des phénomènes d’inondations et d’érosions.
Désormais outillés, ces étudiants sont appelés à descendre sur le terrain afin de mettre en pratique les connaissances acquises. Leur mission consistera à documenter la genèse de ces phénomènes, tout en proposant des pistes de solutions adaptées au contexte local.
Ce travail de fond devrait aboutir, au mois de septembre prochain, à la production d’un documentaire, avec pour ambition de vulgariser les résultats de leurs recherches et de sensibiliser un public plus large aux enjeux environnementaux auxquels Kinshasa est confrontée.
Yannick Ekutshu








