La question du changement ou de la modification de la Constitution a également été abordée lors de son point de presse de ce mercredi 6 mai.
Le Président de la République dit ne pas être demandeur d’un troisième mandat, mais n’accepterait qu’à la demande de la population. Il a appelé à une réflexion approfondie sur ce que doivent être notre présent et l’avenir de la nation.
« La responsabilité que les Congolais m’ont confiée n’est pas de m’arrêter à ce que je vais faire pendant mon mandat, c’est d’ouvrir le regard vers les générations à venir. Qu’est-ce que je vais préparer pour elles, sans forcément être là ? Qu’est-ce que je vais préparer pour mon successeur ? Qu’est-ce que je vais faire pour que celui ou celle qui me succédera ait aussi plus de facilité ? Moi, je vous le dis, je me mettrai à la disposition de mon successeur. Je n’irai pas prendre des armes contre lui. Je serai à la disposition de la République. Je m’effacerai pour lui faire tout l’honneur qui lui revient, et je serai là, dans l’ombre, prêt à servir dès qu’il ou elle aura besoin de moi », a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : « Je pense donc que c’est dans cette optique qu’il faut regarder les choses : qu’est-ce qui est bon pour nous dans cette Constitution ? Faut-il la garder ou pas ? Qu’est-ce qui nous empêche de nous pencher dessus et d’en débattre ? La chose qu’il ne faut pas faire, en revanche, c’est de lier cet exercice à un troisième mandat. Je n’ai pas sollicité de troisième mandat. Mais je vous le dis : si le peuple veut que j’aie un troisième mandat, j’accepterai ».
Par ailleurs, Félix Tshisekedi a indiqué que l’éventualité d’un troisième mandat ne pourrait se faire qu’avec l’aval de la population congolaise, notamment par voie de référendum.
Josué Bengbazo








