La Direction générale des impôts (DGI) a organisé, le mercredi 27 mai à Kinshasa, une matinée fiscale dédiée à l’Ordre national des infirmiers du Congo. Cette rencontre visait à éclairer les professionnels de santé sur les réformes liées à l’Impôt sur les sociétés (IS) ainsi qu’à l’Impôt sur les revenus des personnes physiques (IRPP).
À travers cette campagne de vulgarisation, la DGI entend renforcer la compréhension des nouvelles dispositions fiscales et promouvoir le civisme fiscal auprès des différentes catégories socioprofessionnelles du pays.
Prenant la parole devant les participants, le chef de division de la Direction des services de communication (DESCOM) a expliqué les principales mutations introduites dans le système fiscal congolais, notamment le passage du système d’imposition cellulaire à un système d’imposition global.
« L’élément clé ou le message clé à donner, c’est que la DGI est engagée dans deux réformes majeures. La première, qui nous réunit ici aujourd’hui, concerne la réforme de la fiscalité directe, où le système d’imposition cellulaire est remplacé par le système d’imposition global », a-t-il souligné.
Le responsable de la DESCOM a également rappelé que plusieurs anciennes appellations fiscales disparaissent officiellement au profit des nouvelles réformes mises en application depuis le 1er janvier 2026.
« Nous avons notre slogan : “Nyonso na kitunga moko”. Cela signifie que pour une personne physique, tous les revenus perçus au cours d’une période sont pris en compte. Il existe six catégories de revenus. Aujourd’hui, il faut retenir que l’IPR n’existe plus. Désormais, nous parlons de l’IRPP, qui concerne chaque individu, car tout le monde se retrouve dans les six catégories de revenus », a-t-il expliqué.
Poursuivant son intervention, il a insisté sur le rôle de l’impôt dans le développement du pays et appelé les citoyens à contribuer davantage à l’effort national.
« C’est là où j’en appelle à la conscience de tous. Aimons notre pays. Ce pays ne peut pas se construire à travers les dettes. La main qui donne est aussi celle qui dirige. Nous travaillons pour le développement du pays, mais chacun doit mettre la main à la pâte afin de donner à l’État les moyens nécessaires pour avancer », a-t-il déclaré.
De son côté, la première vice-présidente de l’Ordre national des infirmiers, Caroline Pwati, a reconnu que cette première expérience de matinée fiscale a permis aux infirmiers de mieux comprendre les enjeux de la fiscalité en RDC.
« C’est vrai que cela paraissait un peu complexe pour nous, parce que c’est la première fois que nous participons à une telle matinée. Mais nous avons compris qu’avec la DGI, nous pouvons aller plus loin. Nous savons désormais ce qu’est la fiscalité. Chacun doit être prêt à payer les taxes et impôts nécessaires afin que l’État et le gouvernement puissent accomplir leurs missions », a-t-elle déclaré.
Elle a plaidé pour l’extension de cette campagne de sensibilisation jusque dans les structures sanitaires de l’intérieur du pays.
« Nous avons proposé à la DGI d’étendre cette sensibilisation jusqu’au niveau opérationnel, parce que les infirmiers sont présents partout. Même dans les coins les plus reculés, vous trouverez des infirmiers. L’Ordre est représenté dans les 26 provinces du pays », a ajouté Caroline Pwati.
Il convient de rappeler que les matinées fiscales organisées par la DGI constituent des cadres d’échange et de sensibilisation destinés à vulgariser les nouvelles réformes fiscales, former les contribuables et accompagner les entreprises ainsi que les professionnels dans l’accomplissement de leurs obligations fiscales.
James Mushiya








