À la suite de l’appel du président de la République, Félix Tshisekedi, pour des réflexions autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle en RDC, Claude Nyamugabo Bazibuhe et son parti politique, Front Pour Un Congo Nouveau (FPCN), ont organisé ce lundi 18 mai 2026 à Kinshasa une séance de réflexion consacrée à ces enjeux.
Cette activité a connu la présence d’éminents professeurs et experts en la matière, qui, tour à tour, ont chacun donné les différentes limites que regorge cette loi fondamentale de 2006.
Au cours de ces assises, l’ancien gouverneur du Sud-Kivu s’est clairement positionné en faveur du changement de la Constitution, qu’il estime nécessaire pour impulser le développement du pays.
À l’en croire, la Constitution actuelle présente des limites qui freinent le développement du pays.
« La matinée organisée par le FPCN est de cibler quels sont, dans la Constitution actuelle, les articles qui ne cadrent pas avec les desiderata de notre peuple, mais également cette journée de réflexion répond à l’appel de notre chef, le Président de la République Félix Tshisekedi Tshilombo, qui, clairement, a dit que les Congolais avaient le droit de réfléchir sur l’avenir de leur Constitution, et nous, comme disciples du Président Tshisekedi, nous avons relayé ce message ce matin pour sensibiliser la population afin que, le moment venu, la population, étant le souverain primaire, fasse le bon choix, et ce choix, c’est le changement de la Constitution qui conduira à la stabilité du pays, à la paix et à la prospérité tant voulues par tous les Congolais », a-t-il déclaré.
Parmi les propositions phares avancées par le FPCN figurent notamment la suppression du Sénat, jugé peu productif dans sa forme actuelle. Claude Nyamugabo plaide également pour un changement du mode de gouvernance provinciale, en suggérant que les gouverneurs soient désormais nommés par le Président de la République, plutôt qu’élus.
« Nous avons proposé plusieurs réformes, notamment que le Président de la République reprenne le pouvoir de nommer les gouverneurs des provinces, nous voulons la suppression du Sénat parce qu’il est budgétivore et ne sert pratiquement à rien, nous voulons la suppression des assemblées provinciales, des institutions budgétivores et qui ne servent en rien dans un pays en développement où nous n’avons pas le temps à perdre, nous voulons aussi ouvrir la double nationalité à nos compatriotes ayant acquis une autre nationalité », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, Claude Nyamugabo Bazibuhe, a promis de se déployer dans les jours qui viennent dans d’autres coins du pays pour éveiller la conscience de la population afin de faire un bon choix : celui du changement de la Constitution pour le développement de la République démocratique du Congo.
Josué Bengbazo








