• actu 30 200 x 1200px

Est de la RDC : Kinshasa saisit la Cour internationale de Justice contre Kigali pour des crimes graves‎


La République démocratique du Congo (RDC) a officiellement saisi, ce vendredi 26 juin, la Cour internationale de Justice (CIJ) contre la République du Rwanda, accusée de violations graves du droit international sur le territoire congolais.

‎Dans un communiqué du gouvernement publié ce vendredi 26 juin, Kinshasa annonce avoir déposé une requête introductive d’instance auprès de la juridiction onusienne afin de faire constater la responsabilité internationale de Kigali.

‎Selon ce communiqué signé par le porte-parole du gouvernement, cette action judiciaire repose notamment sur des violations présumées de plusieurs conventions internationales, dont celles relatives à la prévention du génocide, à l’élimination de la discrimination raciale, à la protection des femmes et à l’interdiction de la torture.

‎Le gouvernement congolais dénonce plus de trois décennies de violences dans l’Est du pays, marquées par des massacres, des exécutions extrajudiciaires, des violences sexuelles et des déplacements forcés de populations civiles.

‎Kinshasa accuse également les forces armées rwandaises ainsi que des groupes armés soutenus par Kigali d’avoir mené des opérations militaires illégales sur son territoire, ciblant notamment des camps de réfugiés, des villages et des centres urbains.

‎Ces actes, qui se seraient poursuivis depuis les guerres du Congo jusqu’aux conflits armés récents impliquant des groupes comme le M23, constituent, selon la RDC, des violations graves du droit international humanitaire et des droits de l’homme.

‎Le gouvernement congolais affirme, à travers cette saisine, son attachement au règlement pacifique des différends et à la primauté du droit international, tout en réitérant sa volonté d’obtenir justice pour les victimes et de promouvoir une paix durable dans la région.

‎Par cette démarche, la RDC demande à la CIJ de reconnaître la responsabilité du Rwanda, d’ordonner la cessation des actes incriminés, d’exiger des garanties de non-répétition et d’accorder des réparations aux victimes.

‎Josué Bengbazo

À la une

Également sur Actu 30