Au cours de la conférence de presse tenue ce lundi 01 juin 2026, la société Plantations et Huileries du Congo (PHC S.A.) a réfuté les accusations faisant état d’un prétendu bradage des actions de l’État congolais dans son capital.
Selon le directeur chargé des relations publiques et institutionnelles de PHC qui a parlé devant la presse, l’État n’a jamais été un actionnaire effectif de la société, faute d’avoir honoré les engagements financiers liés à sa souscription.
A l’en croire, l’État congolais détenait statutairement 23,76 % des parts sociales de l’entreprise. Toutefois, cette participation n’aurait jamais été matérialisée par un apport financier réel. Cette souscription, évaluée à 85 millions de dollars américains, n’a jamais été libérée malgré plusieurs appels de fonds effectués pendant plus de deux décennies.
« En 2025, PHC SA, confrontée à la nécessité d’accroître sa capacité d’usinage et de moderniser son outil de production devenu obsolète, a sollicité ses actionnaires statutaires, dont l’État congolais, afin qu’il apporte des capitaux frais destinés à assurer la continuité et le développement de ses activités. Dans ce cadre, il a été demandé à l’État congolais de contribuer à hauteur de 23 millions de dollars américains, tandis que les actionnaires privés majoritaires devaient apporter 70 millions de dollars américains. », a-t-il déclaré.
Il explique que cette opération visait à financer la modernisation des infrastructures industrielles de l’entreprise afin d’améliorer sa compétitivité et sa capacité de production.
D’après PHC S.A., les autorités congolaises auraient une nouvelle fois indiqué leur incapacité à participer à l’effort financier demandé.
« À cette occasion, l’État congolais a réaffirmé son impossibilité de participer à cet effort financier, faisant valoir que cette dépense n’avait été budgétisée et qu’aucun mécanisme de financement n’était prévu à cet effet. Face à cette situation, l’actionnaire privé majoritaire a une nouvelle fois assumé seul l’apport nécessaire pour répondre aux besoins de financement de PHC SA. L’État congolais, en sa qualité d’actionnaire, n’ayant jamais libéré sa souscription, a informé la société de son incapacité à fournir les ressources financières requises et de sa décision de se retirer volontairement, évitant ainsi une sortie forcée qui aurait pu résulter de l’application des dispositions pertinentes du droit. », précise l’entreprise.
L’entreprise rejette catégoriquement les allégations de vente ou de bradage des parts de l’État.
« L’opinion publique doit retenir que l’État congolais n’a jamais été un actionnaire effectif de PHC, n’ayant jamais apporté les fonds correspondants aux actions souscrites et s’étant limité à des engagements qui n’ont jamais été exécutés. Dans ces conditions, prétendre qu’il y aurait eu bradage ou vente des actions de l’État congolais constitue une contre-vérité, dès lors que ces actions n’ont jamais été libérées. », a déclaré Christian Kabuya.
Pour cette société, les accusations portées contre elle pourraient avoir des répercussions négatives sur l’environnement économique national.
« Elle rappelle par ailleurs que de telles allégations et campagnes sont susceptibles de nuire à l’amélioration du climat des affaires promu par Son Excellence Monsieur le Président de la République, chef de l’État, ainsi que le gouvernement de la République démocratique du Congo. À cet effet, cette campagne risque de compromettre la paix sociale dans les contrées concernées, qui prévaut depuis plusieurs décennies entre l’entreprise, ses travailleurs. », a noté ce responsable.
La société appelle à un débat fondé sur les faits et réaffirme sa volonté de poursuivre ses activités tout en restant en dehors des controverses politiques qui entourent actuellement son actionnariat.
Au-delà de la polémique, PHC S.A met en avant son poids économique et son impact social dans plusieurs provinces du pays. L’entreprise emploie plus de 11 000 salariés sous contrat direct, dont plus de 88 % vivent dans les zones rurales des provinces de la Mongala, de la Tshopo et de l’Équateur.
Aussi, la société affirme qu’elle s’acquitte régulièrement de ses obligations fiscales et parafiscales envers l’État congolais et n’a pas vocation à être mêlée à des conflits, a soutenu Christian Kabuya.
Rachel KITSITA








