La Synergie des Associations des Jeunes pour l’Education Civique, Electorale et la promotion des droits de l’homme au Sud-Kivu (SAJECEK/forces vives) a rendu public son rapport annuel sur la situation sécuritaire en province pour l’année 2019.
Dans son rapport dit bulletin surprise parvenu à la rédaction de Actu-30.info, cette organisation révèle que 230 morts, 181 cas d’enlèvement et 66 cas de justice populaire ont été enregistrés au cours de l’année 2019 au Sud-Kivu.
À celà, s’ajoutent des attaques des maisons qui étaient récurrentes dans cette province, selon ce même rapport.
« L’année 2019 a été caractérisée par une insécurité grandissante. L’insécurité se pérennise au Sud-Kivu dans un silence absolu des autorités. Plus de 230 personnes ont été tuées dans la province. La ville de Bukavu a été l’entité la plus touchée avec 62 cas suivi du territoire d’Uvira avec 37 personnes tuées », précise le rapport de SAJECEK/forces vives.
En outre, cette organisation fait savoir qu’au moins 462 ménages ont été attaqués. La ville de Bukavu, précise-t-elle, occupe la première position avec 139 cas d’incursions des bandits dans des ménages suivi du territoire de Kabare où au moins 100 maisons étaient aussi la cible des attaques.
Pour ce qui est de braquage des véhicules, 52 cas ont été enregistrés et c’est le territoire d’Uvira qui a enregistré plus de cas, avec 16 véhicules braqués. Toujours dans ce territoire, 54 cas d’enlèvement ont été signalés sur les 181 enregistrés à travers la province, rapporte SAJECEK.
Tout en déplorant la persistance de l’insécurité dans cette partie du pays, cette organisation de défense des droits de l’homme condamne également les 66 cas de justice populaire enregistrés au courant de l’année 2019, dont 18 à Bukavu et 15 à Kabare.
Elle appelle, par ailleurs, les autorités à agir pour mettre fin à l’insécurité dans la province du Sud-Kivu.
Fidèle Kitsa








