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RDC : Le CNSA contredit l’ODEP et affirme avoir perçu seulement 200 millions de FC comme frais de fonctionnement (rapporteur)

Au cours d’une conférence de presse tenue le mercredi 10 juin 2020, à Kinshasa, le rapporteur du Conseil National de Suivi de l’Accord de la saint Sylvestre (CNSA) a réfuté toutes les accusations de détournement portées contre cette institution d’appui à la démocratie par l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP).

Selon Valantin Vangi, il n’y a jamais eu de détournement d’argent au sein du CNSA.

« Depuis l’installation du CNSA en juillet 2017, les membres n’ont jamais reçu de salaire. C’est à partir de novembre 2017 jusqu’à novembre 2019 que le CNSA avait reçu 200 millions de francs congolais comme frais de fonctionnement qui n’étaient pas réguliers. En novembre 2017, la plénière a décidé pour des raisons humanitaires, de prélever sur les frais de fonctionnement une prime. La gestion des frais de fonctionnement a fait l’objet de deux contrôles de réddition des comptes. En ce qui concerne la rémunération, c’est seulement en mars 2020 que la situation de la paie a été régularisée et chaque membre reçoit 4.700.000 Fc par mois », a-t-il expliqué.

Au sujet du dépassement de 225% sur la ligne de rémunération auquel a fait allusion le député national Delly Sessanga, le rapporteur du CNSA a affirmé qu’il s’agit d’une erreur de calcul.

« Il est la résultante d’une erreur de calcul survenue au niveau du Parlement, puisque le gouvernement qui a la gestion courante de comptes de l’État, avait prévu pour le budget 2020 du CNSA, un montant de 3.000.000.000 FC qui a été réduit à 1.000.000.000 FC par le Parlement », a précisé Valentin Vangi.

Quant à la dissolution du le CNSA réclamé par certains élus nationaux, il a indiqué que l’accord du 31 décembre 2017 donne mandat à cette institution de faire le suivi du processus électoral jusqu’à la fin.

« Nous devons continuer parce que le chapitre 6 de l’accord donne mandat au CNSA de faire le suivi du processus électoral électoral jusqu’à son terme. Ce processus électoral prévoit les élections présidentielle, législatives, provinciales , locales et municipales . Cela, conformément aussi à l’article 37 de la loi organique », a-t-il fait savoir.

Pour le CNSA, les accusations portées contre l’institution sont les œuvres de ceux qui sont partis pour des raisons électorales.

« Nous avons des collègues qui ont démissionné pour se présenter aux élections conformément à la loi. Après avoir échoué, ils ont voulu réintégrer l’institution mais nous leur avons opposé à la loi qui les écartait d’office », a déclaré Valentin Vangi.

Une autre raison, selon valentin Vangi, c’est le rôle prochain que devra jouer le CNSA sur la scène politique.

« L’initiative parlementaire est un acharnement parce qu’ils savent que tant que le CNSA sera là, il y a des choses qui ne passeront pas. Nous servons de bouclier et ça n’arrange pas tout le monde. Nous ne nuisons à personne mais seulement nous n’avons pas froid dans les yeux pour dénoncer le vice », a soutenu le rapporteur du CNSA.

Le CNSA a été créé en 2017 des suites de la signature de l’Accord de la saint Sylvestre par les acteurs politiques congolais. L’institution dirigée par Joseph Olenghankoy a pour mission de veiller au respect de l’accord politique par tous les animateurs des institutions de la République.

Rachel Kitsita

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