RDC : L’UNC s’oppose à la « machination » de l’appareil judiciaire et appelle à l’implication de Tshisekedi pour un « procès équitable » en faveur de Kamerhe

L’Union pour la Nation Congolaise (UNC) éprouve une consternation à la suite d’un refus, à 8 reprises, à la demande de remise en liberté provisoire de Vital Kamerhe, alors « qu’il est une notoriété publique et que sa fuite n’est pas du tout à craindre ».

Dans une déclaration rendue publique ce mardi 11 août, ce parti politique dénonce « une justice à double vitesse, une machination de l’appareil judiciaire et des manœuvres dilatoires visant à nuire à son président national à travers un procès dont le caractère politique n’est pas à démontrer ».

L’UNC appelle de nouveau le président de la République, Félix Tshisekedi, « à veiller au bon fonctionnement de la justice congolaise et à s’impliquer personnellement pour que Vital Kamerhe, son directeur de cabinet, puisse bénéficier d’un procès équitable ».

Cette formation politique demande, en outre, à la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe « de dire le droit et rien que le droit, car la justice élève une nation et elle doit rimer avec la vérité ».

Vital Kamerhe a déjà passé plus de 120 jours à la prison de Makala. Il a été condamné au premier degré par le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa-Gombe à 20 ans des travaux forcés pour détournement des fonds alloués au programme de 100 jours, sur son volet fabrication des maisons préfabriquées.

Son procès en appel, recalé pour cause d’irrégularités de la saisine, interviendra le 21 août prochain devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe.

Corneille Lubaki