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RDC : Franck Diongo appelle le chef de l’État à dissoudre l’Assemblée nationale

Au cours d’une conférence de presse tenue jeudi 22 octobre 2020 à Kinshasa, Franck Diogo a appelé le chef de l’État Félix Tshisekedi à dissoudre l’Assemblée nationale suite à la crise persistante au sein de la coalition FCC-CACH, caractérisée par un blocage de ses actions.

Pour le président du Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP), cette situation s’est amplifiée après le boycott de la prestation de serment des juges de la Cour constitutionnelle par le Front Commun pour le Congo (FCC).

« Le premier ministre qui est le premier collaborateur du chef de l’État et les deux présidents du Parlement sont en rébellion contre la République, à tel point qu’il n’y a plus collaboration sincère avec ces trois animateurs. Ils ont obéi aux intérêt privés que ceux de l’État. L’éthique de responsabilité me commande de proposer au président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale, car il est empêché de mettre son programme en action », a-t-il suggéré.

Par ailleurs, le président du MLP a demandé au président de révoquer le premier ministre Sylvestre Ilunga après dissolution de la chambre basse du Parlement.

« Le président de la République va exiger au premier ministre de tirer les conséquences de sa rébellion en rendant le tablier. S’il ne veut pas, le chef de l’État comme garant de bon fonctionnement des institutions prendra ses responsabilités et le premier ministre sera écarté parce que son gouvernement va tomber. Et il y’aura un gouvernement des secrétaires généraux nommés par Félix Tshisekedi. Et ils vont diriger le pays jusqu’aux nouvelles élections », a-t-il dit.

De ce fait, Franck Diongo a proposé une feuille de route au chef de l’État pour l’organisation de nouvelles élections législatives.

« La constitution exige qu’après dissolution de l’Assemblée nationale, il faut organiser les élections après 60 jours. De ce fait, le président de la République va confier l’organisation des élections au ministère de l’intérieur qui sera aidé par les Nations-Unies et une démarche sera faite pour que les Nations-Unies, à travers une résolution, qu’elle puisse assister le Congo pour qu’il y ait les élections dans 60 jours. Et s’il n y a pas élections dans 60 jours, en cas de force majeure, nous avons la jurisprudence, nous allons saisir la Cour constitutionnelle pour ajouter un prolongement », a renchéri Franck Diongo.

Pour rappel, le premier ministre et les présidents de deux chambres du Parlement ont boycotté la prestation de serment des juges constitutionnels intervenue mercredi dernier au Palais du peuple. C’était sur instruction du FCC, leur famille politique, qui accuse le président de la République d’avoir violé la constitution en nommant ces hauts magistrats le 17 juillet 2020. Il a aussi qualifié la cérémonie de prestation de serment d' »irrégulière ».

Dans une déclaration faite le même jeudi, la plateforme politique chère à l’ancien président Joseph Kabila a dit ne pas reconnaître les juges de la Cour constitutionnelle nommés par Félix Tshisekedi et ne se sentira lié à aucun acte posé par ces hauts magistrats.

Jaël Babidia

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