Le bâtiment ayant abrité l’élaboration de la première constitution de la RDC dite de « Luluabourg » à l’Athénée royale de Luluabourg est aujourd’hui un vestige oublié de la RDC, car très délabré.
57 ans après, ce site est totalement laissé à l’abandon dans la province du Kasaï Central, car il se trouve dans un état qui déshonore l’identité du peuple congolais, fait remarquer la Société Congolaise pour l’État de Droit (SCED).
Cette structure de défense des droits de l’homme et culturels révèle que ce bâtiment est devenu un lieu de dépôt des déjections humaines, d’immondices et un abri pour toutes sortes des reptiles, sous le regard impuissant des autorités publiques.
« C’est ici l’occasion pour la SCED de déplorer l’absence totale de la culture de mémoire aussi bien dans le chef des autorités que de la population. La SCED recommande aux pouvoirs publics de considérer ce mémorial comme un bien du patrimoine culturel de la RDC. », a écrit Dominique Kambala, directeur général de la SCED, dans une déclaration parvenue à Actu30.cd ce dimanche 01 août 2021.
A cet effet, elle les exhorte à préserver la postérité de l’oubli et à réhabiliter ce patrimoine en vue de retracer le passé national.
Pour mémoire, c’est le 1er août 1964 que la Constitution de Luluabourg a été promulguée. Les travaux de la Commission constitutionnelle furent convoqués le 10 janvier 1964.
Le siège de la commission était fixé à Luluabourg, tandis que les travaux se sont déroulés dans la salle théâtrale de l’Athénée royale.
Par ailleurs, la SCED indique que la Banque mondiale aurait demandé à la province du Kasaï central un titre immobilier couvrant ce site, en vue des travaux de sa réhabilitation, chose qui n’a jamais été faite.
Mwambilayi/Kananga








